Samedi 21 mars 2009
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13:46
Hier soir, sur ARTE, j'ai regardé un film de
Jean-Paul Lilienfeld en avant-première, avec
Isabelle Adjani et Denis Podalydès.
Ce film sera à l'affiche au ciné à partir du mercredi 25 mars.
La Journée de la jupe raconte l'histoire d'une prof de lettres dans un collège de Seine-Saint-Denis qui pète un câble et qui prend en otage une classe, avec une arme trouvée dans le
cartable d'un élève.
Ce qui est formidable c'est qu'elle arrive pour la première fois à faire cours dans le silence.
Plus sérieusement, ce qui est vraiment bon, dans ce film, ce sont les questions abordées
Ce n'est pas trop didactique, rassurez-vous, les comédiens jouent bien et l'action est réellement présente.
Le thème principal, c'est la place de la femme dans les quartiers.
Entre putes et soumises, forcément vierges alors que les garçons ne le sont (forcément) pas...
Le film va sembler caricatural à certain, j'en suis sûre, par ceux qui n'ont pas mis les pieds dans un quartier depuis longtemps, voire jamais...
Le manque de mixité sociale, pourtant, cause des situations de cet ordre : cette prof est mal vue au sein de son établissement parce qu'elle vient parfois en jupe. Pas en mini-jupe, juste en jupe.
Les élèves la traitent de pute, ses collègues et la hiérarchie l'accusent de provocation inutile.
Lors de sa prise d'otage, une de ses revendications, c'est l'instauration d'une journée de la jupe, dans les établissements scolaires. A cela, l'actrice jouant le ministre réplique que la femme a
mis des années à se libérer des robes et des jupes et à avoir le droit de porter des pantalons.
En une situation de fiction, un débat fondamental du féminisme aujourd'hui est posé. La religion est au coeur de cette question, bien sûr...
Ce film présente l'avantage de poser beaucoup de questions, d'ouvrir des pistes de réflexion.
Il rejoint ma réalité : dans mon rapport à mes élèves, le fait d'être une femme n'est pas anodin. Aux conseils de classe, on se rend compte des comportements radicalement différents de certains
élèves par rapport aux hommes et par rapport aux femmes...
Je n'ai pas la même légitimité qu'un homme. Je n'ai pas la même autorité. Je dois construire tout cela et ça prend du temps et de l'énergie. Parfois, ça ne marche pas, d'ailleurs. Je reste une
femme non voilée, impure, sans doute...
Pas de vraies réponses, mais un premier pas vers la prise de conscience sans doute...
Trop réaliste ? A voir...
La démarche rejoint sans doute celle de Welcome, le film de Lioret, sur les immigrés coincés dans la région de Calais
: la fiction, en embarquant le spectateur dans une histoire, permet de prendre conscience de la réalité, en sortant "des effluves télévisuelles habituelles", comme dit Philippe Lioret.
CC
Par CC
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Publié dans : L'école pour les nuls
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Effectivement ce film soulève pas mal de questions ...et je déplore que certains pensent que ce n'est qu'une caricature. C'est dommage.
pour ce qui est de la violence à l'école, les dernières affaires montrent malheureusement que ce n'est pas une caricature...le principal tabassé en voulant protéger un élève par exemple..
bonne soirée CC
Nous sommes en quelque sorte prises entre le marteau et l'enclume. Dans certaines professions, il n'est pas possible de mettre une jupe et dans d'autres, il est obligatoire d'en mettre une (même si ca n'est pas dit clairement evidemment).
Il faut être féminine mais pas trop, sexuée mais pas trop non plus.
Franchement, cette phrase me choque.
Merci de parler de ce film... des amies m'en ont parlé... je l'ai raté , ma TV m'a lâché en début de semaine . Tu dis qu'il passera ds les salles de cinéma dès le 25 Mars . Je veux le voir absolument car étant éduc spé auprès de jeunes ados filles et garçons, ce qu'elles m'en ont dit ressemble à ce que je vis au quotidien. La violence hélas, leur devient une forme d'expression qui effraie.. il n'est pas une journée où pour un détail, un rien, elle s'exprime.. ce n'est pas de la fiction, hélas!
C'est un film que je vous conseille vraiment...Merci de vos commentaires.
@Dalyna : je suis en ZEP aussi. Depuis 4ans et en 4ans, j'ai vu une progression folle de l'Islam. Alors que les choses étaient claires, il y a quatre ans, qu'aucune provocation n'avait sa place en classe, désormais, des filles se couvrent la tête avec des foulards, dans la cours comme en classe. En sixième, lorsqu'on évoque les textes sacrés, (Bible, Torah et Coran, avec un vrai souci de laïcité...) il y a de vraies crispations. Et les profs d'histoire se confrontent à de vraies refus quand ils abordent la préhistoire, le big bang...
Il y a aussi un antisémitisme grandissant : par exemple, cette année, on a eu des élèves hostiles à l'idée d'aller visiter un musée de la résistance...Et à chaque fois qu'on évoque le judaïsme (peu importe la manière...) on a des ricanements, des remarques...
Pour moi, la laïcité est une valeur essentielle...Cependant, on est constament sur la ligne, en ce moment. Et à mon avis, depuis la dernière guerre Israëlienne, c'est pire...
J'ai des tonnes d'annecdotes de ce genre, en fait...On est allés voir Persepolis avec des troisièmes, on a eu des élèves vraiment extrêmement choqués de voir Dieu représenté, de voir quelques mèches de cheveux dépassant des voiles des personnages...
Bref...Ce film n'est pas absolument caricatural, pour moi...Et j'affirme à nouveau que les élèves garçons remettent mon autorité en question parce que c'est celle d'une femme.
CC
Que propose-t-on à ces jeunes issus de l'immigration, français, sur les événements concernant leur pays dans les chapitres de l'histoire de France. La guerre d'Algérie, par exemple n'a que très récemment été qualifiée ainsi... il y a une quinzaine d'années on parlait d'"événements". Qu'enseigne-t-on de l'esclavage, de la colonisation ? Ce sont les seuls dont l'histoire à totalement été oubliée dans les manuels. Si cela a l'air anecdotique, je pense au contraire que revisiter (ou découvrir pour beaucoup!) l'histoire de leurs ancêtres, et du lien entre la France et leurs pays d'origine, est déterminant pour leur donner une légitimité et une vraie identité au sein de la société française. Peut-être s'intéresseraient-ils davantage à la culture de l'autre si la leur n'était pas sans cesse violemment décriée, les enfermant dans un processus de stigmatisation difficilement enrayable. Et tes propos en font partie. Dire que tu es "impure" à leurs yeux, parce que non voilée, pour moi, cela reste du délire.
Attention, je ne nie pas que tu ais pu etre confrontée à des remarques de certains, mais il y a des imbéciles partout. La façon dont tu en parles, c'est quand même de dire que les élèves arabes pensent majoritairement que la normalité est qu'une femme porte le voile, et renvoie à un intégrisme comme on en voit très peu en réalité. Je reviens d'un café où une boum de jeunes d'origine arabe et africaine était organisée : les filles de 15 ans étaient bien plus féminines que moi qui en ait 28 ! talons, mini jupes, maquillées... donc vraiment, je suis sidérée quand je lis tes propos, qui reste pour moi une représentation fantasmée de la réalité. Ce n'est pas parce que tu vois 2 voilées dans une école de 700 élèves que cela signifie qu'il y a une "progression folle de l'islam". Et quand bien même il y en aurait une, plutot que de présenter cela comme quelque chose de dramatique, peut-etre serait-il plus judicieux de s'intéresser aux causes. Il n'y a pas de gène de l'islamisation. Les filles ne se sont pas réveillées un matin comme ça et se sont voilées sans raison. Il y a bien des raisons à cela. Alors je suis bien d'accord pour que tu te poses des questions, mais balancer des termes comme "impure", "non-voilée" "islamisation folle" "antisémitisme grandissant " etc. mais sans chercher à le comprendre, pour moi, c'est aussi violent que les jeunes qui s'offusqueraient de voir leur prof en jupe.
Quand effectivement dans un quartier populaire comme celui dans lequel je vis voit plus de femmes voilée que de non-voilée, alors, les femmes voilées deviennent la norme. Je ne stigmatise pas, je constate. Je ne suis pas raciste pour un sou. Quand une collègue porte ostensiblement une croix ou une étoile de judas autour du cou dans le collège où la laïcité est la loi, je suis choquée de la même façon.
La religion, c'est de l'ordre de l'intime : quand on commence à la porter comme un étendard, c'est mauvais signe...Surtout ces trois religions qui affirment également être la vraie religion...
Est-ce donc choquant pour toi de vouloir affirmer la laïcité à l'école ?
Ce qui est choquant, c'est tout le reste.
Tu as raison lorsque tu dis que les signes extérieurs de la religion portés en étendard ; c'est mauvais signe.
Presque dans tous les domaines, le gouvernement actuel nous ramène plus de 50 ans en arrière. Pour le pape c'est encore pire.
Je ne sais pas où habite Dalyna, mais dans les lieux que je fréquente, les femmes voilées sont nombreuses, bien plus nombreuses qu'il y a 20 ou 30 ans et dire "La façon dont tu en parles, c'est quand même de dire que les élèves arabes pensent majoritairement que la normalité est qu'une femme porte le voile, en réalité et renvoie à un intégrisme comme on en voit très peu " c'est assez faux.
Je suis souvent interpelée par le nombre de femmes voilées en constante augmentation.
On s'éloigne du film, mais pas tant que ça.
Il y a plusieurs années, j'allais dans un marché très prisé par les arabes, et je m'y sentais bien. Aujourd'hui, je n'y suis plus aussi à l'aise. La majorité des femmes sont voilées et accompagnées. Le nombre de femme en noir de la tête aux pieds, portant la burka est également en constante augmentation.
Alors peut-être que les termes employés par CC sont forts, ils sont néanmoins le reflet d'une réalité.
Souvent, quand on dit "je vois de plus en plus de femmes voilées dans des lieux où il y avait naguère autant de maghrébines, qui n'étaient pas voilées", quelqu'un vient répliquer : c'est un fantasme, tu te trompes, c'est objectivement faux.
La dernière discussion que j'ai eue à ce sujet était là:
http://lespriviliegiesparlent.blogspot.com/2009/02/les-islamistes-ont-gagne-la-premiere.html
Là, Dalyna reproche à CC de parler de ce qu'elle voit.
Les profs de gauche qui enseignent dans les quartiers difficiles sont en proie à de sacrées contradictions.
Il faudrait qu'ils disent que ce n'est pas un problème d'ethnie, que ce n'est même pas un problème religieux, que c'est juste un problème économique et qu'il ne faut surtout pas confondre l'intégrisme militant avec....etc, etc. Dans la réalité des classes, on se retrouve face à des trucs tout cons: si on virait les deux ou trois racailles qui imposent leur loi, comme dans le film objet du billet, il n'y aurait plus de problèmes, pense-t-on.
Oui mais quand il s'agit d'une parole dominante, dans une classe d'adolescents et non pas d'un discours déviant ? Quand dans des collèges ruraux où il n'y a pas d'enfants de "quartiers difficiles" les enfants imitent le langage rappeur (à commencer par l'accent "cité"), l'attitude petite frappe, odieuse avec les filles et les élèves ordinaires, et vont jusqu'à manifester un antisémitisme d'autant plus débile qu'il ne savent même pas ce qu'est un juif, la plupart du temps ?
@Flèche : merci d'abonder en mon sens...
@Suzanne : si j'essaie de comprendre, vous essayez de faire croire que je pense que c'est à cause de la pauvreté que les communautés se replient sur elles-même ?
Hop ! Tous les profs de gauche dans le même panier ? Ce manque de discernement m'étonne de votre part !
Sérieusement (ou pas), lorsque vous écrivez "Quand dans des collèges ruraux où il n'y a pas d'enfants de "quartiers difficiles" les enfants imitent le langage rappeur (à commencer par l'accent "cité"), l'attitude petite frappe, odieuse avec les filles et les élèves ordinaires, et vont jusqu'à manifester un antisémitisme d'autant plus débile qu'il ne savent même pas ce qu'est un juif, la plupart du temps ?", vous montrez que vous connaissez assez mal nos ados !!!
Les jeunes ruraux n'aiment que les Tokyo Hotel (ou d'autres gothic beaucoup plus underground qui ne passent pas sur TF1 à cause de leurs coiffures qui choquent les ménagères de moins de 50ans...) quand les jeunes de banlieues ne jurent que par Booba (ou d'autres rappeurs brillants qui ne passent pas sur France Culture...)
Révisez vos classiques...
CC
Je ne mets pas tous les profs de gauche dans le même panier, justement, puisque je dis qu'il y en a qui sortent du discours dominant et qui parlent de ce qu'ils voient . (ce que vous citez plus haut)
Quand à l'objection seconde "les jeunes ruraux...". Imaginez que je parle, moi aussi, de ce que je vois, chez moi, en zone rurale, dans les établissements scolaires publics de mes enfants ? Il y aurait une radio NRJ "ville" et une radio "NRJ" "Campagne", un Internet ville et un campagne ?
Aucun rapport entre la tension qui existe entre un LEP de cité et un LEP de petites villes assez loin des grandes, mais la "culture banlieue" influence a des degrés divers, et parfois assez fortement, des adolescents qui n'ont pas de rapport socio culturel logique avec elle, c'est tout ce que je veux dire.
Par ailleurs, je ressens le "révisez vos classiques", comme un peu méprisant.
:)
CC
bref. pour celles et ceux qui le pourraient le film est rediffusé aujourd'hui a 14.45. je reviens donc donner mon avis après.
Je trouve qu'on demande aux profs, spécialement ceux des ZEP et autres banlieues difficiles de faire des prouesses alors qu'ils sont là pour s'en tenir au programme qu'ils ont à enseigner, pas pour etre des missionnaires de l'intégration ni des adeptes du multiculturalisme, des psychologues pour cas difficiles etc, etc. Surtout pour un salaire qui n'a rien d'exaltant, avec des contrats souvent précaires.
En outre, je confirme qu'il y a de plus en plus de filles et femmes voilées et leur nombre croissant me choque énormément chaque fois que je vais voir ma famille restée dans le 9-3. Les femmes de mon age qui ne se voilaient pas dans ma jeunesse se voilent aujourd'hui, et leurs filles sont voilées à un age auquel leur mère ne l'était pas. Personnellement je trouve ça navrant, et inquiétant.
Quant à l'antisémitisme, j'ai un très bon ami dans une grande école de commerce que je ne citerai pas qui me rapporte des tas d'anecdotes déplorables, comme des blagues que des jeunes étudiants juifs se passent sur des papiers concernant les arabes, des tags racistes sur des murs... Bref, moi je ne prends le parti de personne, je suis humaniste, j'aime les gens et je respecte les cultures de tous. Mais ce que n'apprécie pas, c'est quand on n'en parle que sous UN SEUL aspect, cela me parait alors réducteur et stigmatisant. Même si toi, tu me dis que ce n'était pas ton but et je veux bien le croire, si tu ne parles que d'une population, cela reste stigmatisant.
Maintenant, peut etre que tu as voulu mettre en lumière ces évènements sous cet angle PARCE QUE tu enseignes en seine-saint denis, et qu'il y a une majorité de noirs et d'arabes là bas. Mais dans ce cas là, je te répondrais que c'est normal que tu ressentes si durement cette montée de la pratique religieuse, puisqu'ils sont SUR REPRESENTES dans ce département. D'où les stats qui gonflent. Ils sont tous parqués dans le même département. J'utilises volontairement ce terme de "parqués" parce que c'est tout simplement social.
Je réponds au passage à Floréal, qui semble tout aussi alarmiste sur ce probleme, qu'à aucun moment, vous ne vous interrogez sur les raisons sociales qui ont mené à cela. Facile de dire que c'est "navrant" et "choquant", certes, moi aussi je suis sceptique face à tout cela, mais encore faut-il chercher à comprendre. Et comprendre, ce n'est pas juger. C'est essayer de mettre en perspective, de mettre de coté 2 minutes ses stéréotypes et idées personnelles au profit de l'autre, de la sociologie notamment, et des raisons qui font que l'on en arrive là aujourd'hui. Je viens moi meme du 93, j'ai y vecu toute ma scolarité, et là bas, la normalité c'est d'etre arabe ou noir, faut le savoir. La misère sociale est énorme là bas. Donc difficile d'un coté de parquer des gens dans des tours de 20 étages "entre eux" et d'espérer en retour qu'ils sortent de là en se sentant français (ils n'en ont jamais vu à part leur prof pour certains!) et qu'ils brandissent le drapeau bleu blanc rouge, qui au passage, ne les reconnait toujours pas comme des citoyens à part entière. Quand bien même tu es intégré, il suffit de t'appeler Mohamed pour qu'on te balance ton "arabité" au visage dans la société. Toutes ces questions là sont aussi à mettre sur la balance.
Je suis heureuse que tu viennes répondre.
Je crois que ce film est avant tout une oeuvre d'art et qu'en tant que telle, elle est symbolique et surtout, pas réaliste. Le symbole de la jupe est intéressant parce qu'il représente à la fois ce dont les femmes occidentales se sont libérées et ce qui les asservit...Pour le principal du collège, la prof qui porte une jupe fait de la provocation, mais en même temps, s'habille à la manière d'une "catho coincée"...Et pour les élèves, elle est effectivement une "pute"...C'est la complexité de cette situation et de ces représentations qui est intéressant.
Encore une fois, ce film ne présente pas de solution, même pas de message. C'est une oeuvre d'art à part entière : il présente une réalité complexe, interroge et choque le spectateur, le déstabilise pour le faire réfléchir...
Il me parle en effet parce que je suis confrontée à une réalité que le film aborde. Et je réagis sur la religion musulmane parce que c'est ce que je connais. Je ne nie pas le reste de la réalité parce que je ne l'évoque pas.
Je m'interroge comme toi sur l'intégration, sur la difficulté de mes élèves, ne serait-ce que pour trouver un stage de troisième quand ils s'appellent Mohamed et de cette réalité du racisme qui leur saute à la figure alors qu'ils sont encore des enfants.
Je comprends, je vois les causes, je ne les stigmatise pas, je les accompagne chaque jour comme je peux, avec les tous petits moyens de l'éducation nationale pour qu'ils puissent affronter avec les armes du savoir, toutes ces difficultés...
J'échoue souvent lamentablement...
Mais me dire que je ne m'interroge pas sur les raisons (et pas que sociales) qui ont mené à ce gâchis pour toutes ces générations, c'est abusif...
CC
Pour le reste, je vais essayer de voir ce fameux film, ce sera plus simple pour en discuter. Et de mon coté je conseille à toi CC et tous les gens qui ont posté des commentaires ici, le documentaire de Yamina Benguigui sur le 9.3, diffusé il y a peu sur Canal +. Un outil pour mieux comprendre encore.
Bonne soirée!
"sache qu'il y a des élèves juifs qui ne viennent pas en cours le vendredi pour raison de sabbat,"
"Sache donc" que le sabbat un vendredi, ça m'étonnerait beaucoup. Un lapsus peut-etre? Mettons également.
"en seine-saint denis, et qu'il y a une majorité de noirs et d'arabes là bas"
Non, la population immigrée et issue de l'immigration en Seine-Saint-Denis représente 40% de la population du département, et c'est le taux le plus haut de France je crois. Par contre il y a des quartiers (des cités) à majorité immigrée (80%), et par conséquent des établissements scolaires à majorité immigrée. Mais le pourcentage est presque aussi grand dans d'autres départements comme le 77 et d'autres également pour certaines communes.
Pour ce qui s'adressait directement à moi: "à aucun moment, vous ne vous interrogez sur les raisons sociales qui ont mené à cela", j'ai eu tout le temps de m'interroger, d'autant que j'ai travaillé dans un centre aéré du 9-3 autrefois, c'est donc une réalité que je connais bien. Il s'agissait alors de banlieues communistes qui faisaient vraiment ce qu'elles pouvaient en faveur de l'intégration, avec des gens motivés ou en tous cas pas mal disposés. La crise est survenue entre temps, c'est certain. Il n'en reste pas moins que l'intégration qui a fonctionné avec des générations d'immigrés avant (italiens, espagnols, portugais, polonais, tchèques, yougoslaves et autres encore russes ou arméniens et j'en passe) n'a pas, ou moins, fonctionné avec les musulmans. ça ne doit quand meme pas tenir qu'aux méchants souchiens (et assimilés cités précédemment), colonialistes etc, etc, d'autant que dans les banlieues communistes d'il y a 30 ans, des "colonialistes" il n'y en avait pas des masses, les gens étaient majoritairement pour l'indépendance de l'Algérie, entre autre, et n'avaient jamais mis les pieds dans les "colonies", ni eux, ni leurs aieux.
Voilà bien la preuve du niveau assez consternant de votre connaissance des problèmes d'intégration : vous dites que "
l'intégration qui a fonctionné avec des générations d'immigrés avant (italiens, espagnols, portugais, polonais, tchèques, yougoslaves et autres encore russes ou arméniens et j'en passe) n'a pas, ou moins, fonctionné avec les musulmans"
Sauf erreur de ma part, la musulmanie n'existe pas !
Comment osez-vous comparer les migrations de peuples non colonisés à celle d'un peuple colonisé ?
Alors, vous avez peut être travaillé en centre aéré mais vous devriez commencer par retourner dans vos livres d'histoire !
Pour le coup du sabbat, merci mais je sais tres bien que le sabbat est le samedi, seulement, au cas où vous n'etes pas au courant, il commence dès le vendredi soir, voire après midi pour certains pratiquants.
Enfin pour le 'sache que", et bien sachez, ma petite dame, qu'on est sur un blog ici. On n'est pas dans une salle de classe. Donc lorsque je m'adresse à CC, je ne m'adresse pas à la prof. Et puis vous avez bien raison, cela ne vous concernait pas, donc melez vous de ce qui vous regarde : vive le féminisme, et fuck au reste ! Racisme, discrimination, tout cela n'existe pas.
Elle a la pêche, Dalyna !
C'est rigolo, ces petits gardes-rouges qui s'énervent, trépignent et ordonnent....