"Travail. L'un des processus selon lequel A gagne des biens pour B."
Ambrose Bierce. Extrait du Dictionnaire du Diable.
"Liberté, Egalité, Fraternité ! Paroles vaines, funestes même, depuis qu'elles sont devenues politques ; car la politique en a fait trois mensonges."
Louis Veuillot dans Les Libres Penseurs.
"Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, je suis derrière."
Georges Brassens.
« Aujourd'hui, la censure a changé de visage. Ce n'est plus le manque qui agit mais l'abondance. »
Bernard Werber dans La révolution des fourmis
(En écho à la polémique du jour et à toutes celles qui ont émaillées la campagne électorale et qui troubleront sans doute la vie politique
durant les cinq ans qui viennent...)
CC
"Le Roi est mort, vive le Roi !" (Pour faire écho à la "rupture" que veut Sarkozy, contre "l'union et la solidarité" que prônait Chirac hier soir.)
Wikipédia nous donne cette explication pour la citation ci-dessus :
- "Quel que soit le mode d'accession au trône, la royauté tire son autorité dans une certaine forme de continuité, résumée par exemple en France par l'expression : « le Roi est mort,
vive le Roi ». Il n'y a pas d'idée de rupture, la légitimité venant de la sacralité de la fonction et la continuité étant le signe de la permanence du lien. La fonction comme telle est
immortelle, puisque sacrale, le roi d'une certaine manière se retrouve dans ses descendants, ou ses successeurs."
(ou "L'Etat, c'est moi." Louis XIV)
Une drôle de scène...Lors de l'investiture, Notre Président s'est approché de Notre Nouvelle Première Dame de France, et lui a...pincé la joue ? Séché une larme ?
Bref, un geste étrange, mal sincère, maladroit...
Et pourquoi pleurait-elle ?
Comme disait Alfred de Musset, de toute façon :
"Douces ou amères, les larmes soulagent toujours."
CC
"Courage, Fillon..."
(Oui, je sais, c'est un jeu de mot à la con, digne d'un Laurent Ruquier vraiment pas en forme...mais quand même, je pense qu'il va falloir du courage à Fillon...Survivra-t-il aux législatives
?)
CC
« Les compromis sont provisoires. »
Jérôme Garcin dans Lettres de rupture
Allez, hop, tous à Brégançon !
CC
"La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir. Mais les
maux présents triomphent d'elle."
Duc de La Rochefoucauld,
Maximes.
Mon nouveau ministre est le sous-commandant Darcos...
Et le Monde a lu son blog...Je vous laisse découvrir le personnage !
"Xavier Darcos va-t-il continuer son blog, (NDLR : ...et ici aussi.) commencé en avril 2005 ? On imagine mal
un ministre de l'éducation livrer à chaud des réflexions comme celles consignées dans son agenda le 10 janvier 2007, après avoir rencontré l'ambassadeur de France au Canada : "Daniel Jouanneau
nous montre comment le Canada a réussi sa réforme budgétaire et réformé sa fonction publique (- 20 % de fonctionnaires) ; il y a donc des pays où c'est possible..."(NDLR : On a maintenant la réponse : non, il ne continuera pas son blog, comme l'annonce son dernier billet)
Le 17 octobre 2006, il rencontre Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, aujourd'hui démissionnaire : "Pondéré, généreux, simple, plein d'humour, passionné par la question du
développement du Sud ; bref, tout le contraire de ce qu'en disent les agités de l'altermondialisme et de l'antiaméricanisme primaire."
M. Darcos peut aussi être caustique, comme lorsqu'il
s'apitoie (23 mars 2007) sur Marie-George Buffet, qui "rame dans la sciure de langue de bois" ou qu'il se demande (19 mars 2007) "comment arrêter un tracteur à quatre Bayrou motrices
?". Il moque, chez le candidat centriste (27 février 2007), "les acrobaties politiques rêvant de marier la carpe et le lapin". "Je ne vois pas l'intérêt (...) d'avoir B.
Kouchner ou J. Delors comme chef d'un gouvernement où chaque ministre serait en cohabitation avec tous les autres", écrit-t-il (1er
mars 2007), s'interrogeant sur "cette énergie qu'il faudrait dépenser pour faire collaborer entre eux des acteurs disparates et incompatibles". Le même jour, il brocarde
ainsi la candidate socialiste : "Il faut la voir, devant deux ou trois ahuris de banlieue, tatoués et encapuchonnés, genre Nique Ta Mère, leur annoncer d'un ton sirupeux et angélique : "Vous
n'êtes pas un problème, vous êtes une partie de la solution"."
Le 11 mai 2006 il assurait que "les mêmes "sauvageons", qui jouent les casseurs de banlieue et qui lapident la police ou l'école, sont prêts à manifester, le coeur sur la main, contre le
racisme ou en faveur de n'importe quel pacifisme" et voyait l'école "engluée" dans "un prêchi-prêcha "droits-de-l'hommiste" global et uniforme qui interdit les hiérarchies, les
différences et les choix."
Le blog de M. Darcos ne contient pas, bien sûr, que des phrases à faire blêmir le syndicaliste enseignant en attente d'une négociation. Il y développe des points de vue, expose des projets, donne
matière à réflexion... Sans perdre sa compétence d'expert de l'éducation, il y dévoile les ressorts de sa sensibilité d'homme de droite, impatient qu'"un Churchill" vienne enfin
"imposer le sursaut vital et les réformes radicales dont la France a besoin".
Mais, comme il le constate à regret (14 mars 2007), les journalistes "attendent un bon mot, un éclat, une rodomontade, une gaffe, une petite phrase qui va tourner en boucle sur France Info.
Bref, n'importe quoi, sauf du sens..."
Luc Cédelle"
Article paru dans l'édition du 20.05.07 du Monde.
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