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Faites comme moi !

L'école pour les nuls

Jeudi 20 novembre 2008
Ce n’est pas à cause du service minimum que les profs font grève.

Ce n’est pas pour leur salaire, non plus.

S’ils manifestent aujourd’hui, c’est parce qu’on est entrain de bousiller le système éducation nationale.

Darcos argue aujourd’hui que les profs sont manipulés par des syndicats qui essayent de bloquer à tout prix les réformes.

Mais la grève d’aujourd’hui dépasse de loin le fait des syndicats.

C’est la grève d’hommes et de femmes qui n’en peuvent plus de soutenir à bout de bras un système de plus en plus lourd : des classes surchargées (avez-vous déjà tenté l’expérience ? avez-vous déjà essayé d’apprendre une langue ou des connaissances historiques, ou encore les bases de l’arithmétique, à 30 collégiens démotivés, bruyants et indisciplinés ?), l’exigence de toujours faire plus (avez-vous lu les nouveaux programmes ?) avec toujours moins (moins de RASED, moins de temps (il est passé où, le samedi matin ?), moins de profs, moins de COPSY, d’assistantes sociales ou d’infirmières…

Ce qu’on a en plus, ce sont les heures sup’.

Ce qui implique qu’on n’a moins de temps pour préparer des cours solides.

Si les profs manifestent, aujourd’hui, c’est aussi parce qu’on casse le primaire et la maternelle et qu’on détruit le lycée.

Ils ne manifestent pas pour leur gueule, mais pour l’avenir des enfants qui passent dans les classes.

 Bientôt, le service public sera celui du pauvre.

On fait grève pour alerter et prévenir les parents.

CC

Edit de 13h25 : j'appelle le soutien des parents, et, le plus vaillant d'entre eux, Gaël, nous fait un billet absolument parfait, qui résume tout. Et c'est encore mieux quand c'est pas un prof qui le dit.
Par CC
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Jeudi 20 novembre 2008

Elle a déclaré : "L'éducation nationale, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas."


Merci.

CC

Par CC
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Jeudi 20 novembre 2008

Il a déclaré ce matin que la grève était démodée.


Ce qu'il entend par là, bien sûr, c'est que ses réformes sont les bonnes, qu'il a raison de les poursuivre sans prendre la grève en considération.


Ce n'est pas en cela qu'il a raison.


Mais sur le fait que la grève, c'est démodé.


C'est un point de vue que je partage : les syndicats ne proposent que cela et c'est pour ça que je prends ce moyen-là comme signe de protestation.


Mais à vrai dire, j'ai conscience qu'une grève d'un jour, posée bien à l'avance, avec des revendications soit trop vagues, soit trop précises que les médias ne relayent jamais correctement, ça ne sert à rien.


C'est pour ça que je blogue : pour informer autrement.


C'est pour ça aussi que je profite de ces journées de grèves pour être présente sur le net (que Darcos ne juge pas démodé, puisqu'il le fait surveiller) et pour faire du lobbying avec les moyens qui sont à ma portée.


Je suis persuadée qu'il y a d'autres moyens d'être entendus : nous sommes dans une société de spectacle et de communication, il faut que les profs se servent de ça. Les profs sont des intellectuels, ils savent écrire, filmer, dessiner, créer.


Il faut frapper les esprits avec autant de détermination que Darcos, le Boucher...(copyright Popette !)



CC

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Vendredi 21 novembre 2008

Mais non ! Un ministre, qui plus est, un collègue !


C'est un homme digne de confiance !


N'empêche que ce matin, en buvant mon thé vert - celui qui est censé m'aider à rester zen - j'ai entendu Darcos dire des énormités.


Malgré le thé vert - bio, en plus - j'ai eu du mal à rester calme.


Le sinistre Dark Vados a eu le culot de dire qu'en moyenne, il y a un prof pour 12 élèves, dans le secondaire.


Mollement, Nicolas Demorand, lui rétorqua "Euh...? des classes de 12 élèves...?" Darcos s'est empêtré dans des explications embarrassée : oui, non, bien sûr, il s'agit d'une moyenne, parce qu'il y a des classes dédoublées, des petits groupes, en langue...



Découvrez Radio France!






Bref, n'importe quoi. Ce qu'il faut savoir - et ce que tout ceux qui ont des enfants dans le public savent - c'est que les classes sont toujours plus proche de 30 que de 12. Et que bien souvent, par manque d'heures attribuées lors des répartitions et dotations horaires, les classes de langue et de sciences ne sont pas dédoublées, comme il est pourtant recommandé dans les textes.


Tant qu'on y est, tant qu'à faire dire aux chiffres -et à faire entendre n'importe quoi aux gens qui n'ont déjà pas besoin de ça pour détester les profs-, pourquoi ne pas dire que chaque élève a, dans le secondaire, a, à sa disposition une dizaine de profs...Ben oui, un prof de maths, un de français, un autre d'histoire, etc.


Mais bien sûr...


C'est mon thé bio qu'est pas net, ou quoi ?


CC

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Samedi 6 décembre 2008
J'ai eu la mauvaise idée d'acheter Le Point, cette semaine, parce que le titre à la une (Les Profs) m'a fait de l'oeil chez le marchand de journaux.

Je n'ai pas été déçue en lisant le long article, qui est en fait une fidèle propagande gouvernementale.

D'entrée de jeu, dans un encadré orange, un chiffre : 1 prof pour 12 élèves.

Je veux mon neveu.




Tiens, dès lundi matin, je ne laisse entrer que les douzes premiers. Les autres, à la porte.

Et tout y passe. Les enseignants sont mauvais, prolétarisés, ils n'ont plus rien d'intellectuels, ils sont tout le temps en grève, ils refusent de travailler plus...

Clichés bien éculés, mais qui passent facilement dans la population. Facile de convaincre.

Pas un moment, on ne parle des conditions de travail difficiles, des ZEP, des classes surchargées (ah ben non, il n'y a que 12 élèves par classe !), des établissements classés en zones de violence, des programmes extrêmement ambitieux et des heures de cours qui diminuent outrageusement dans des disciplines comme le français.

Et que dire sur la réforme du lycée : pour Le Point, c'est innovant, c'est formidable. Mais alors que 8,5% des enfants de 15 ans savent à peine lire, (c'est Le Point qui le dit), la réforme prévoit encore de réduire les heures de français en seconde (elles passeraient de 6 heures à 2,5 heures).

Le Point a bien écouté Darcos. Le Point n'a pas recoupé ses sources...

CC

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Jeudi 11 décembre 2008
Un article du Monde nous apprend aujourd'hui quelques détails sur la réforme de la seconde, qui aura lieu l'année prochaine :

Les élèves auront donc 21 heures de cours par semaine dans le tronc commun, contre un peu plus de 25 heures actuellement, comportant 8 matières :

  • Le français,
  • Les mathématiques
  • L'histoire-géographie et l'éducation physique,
  • Les sciences expérimentales,
  • Les langues vivantes 1 et 2, 
  • L'éducation physique et sportive.

Un peu plus de 2,5 heures de cours par matière, si l'on divise tout bêtement.

Ou, si on considère que les matières « principales » auront un peu plus, on peut imaginer quelque chose comme ça :

  • 4 heures pour les maths
  • 4 heures pour le français
  • 3 heures pour l’histoire-géographie
  • 3 heures pour l'éducation physique (n’y aurait-il pas une faute de frappe du Monde, d’ailleurs ? Parce que l’éducation physique, ce ne sont pas les sciences physiques…Et surtout, le fait que ce terme soit collé à l’histoire-géographie me fait penser qu’on veut parler en fait de l’éducation civique…et j'imagine donc qu'une heure ou deux suffiront. Peut-être. Parce que l'éducation à la morale et à la citoyenneté, c'est un truc qui plait bien à Darcos.)
  • 2 heures ou un peu plus, selon le point précédent, pour les sciences expérimentales (au passage, est-ce la SVT ? la chimie ?la physique ? un joyeux mélange de tout ça ? ça vaudra le coup d'avoir une agrégation de physique, si c'est pour enseigner une sorte de verni de culture scientifique...)
  • 2 heures pour la langue 1.
  • 1 heure pour la langue 2.
  • 2 heures pour l’éducation sportive.
Ce sont de tout petits horaires : qu'est ce qu'on peut apprendre à de grands troisièmes (+2 mois) qui manquent cruellement de vocabulaire, de culture et d'orthographe, en si peu de temps ?

Bof...de toute façon, on ne leur apprend déjà pas grand chose...

Mais ne nous trompons pas de débat : toutes ces demi-heures grapillées, ça fait des postes en moins. Et comme il faut en supprimer pour donner de l'argent aux banques, sacrifions l'éducation de nos enfants.

Mettez vos gosses dans le privé, si vous avez les moyens.

CC
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Mardi 13 janvier 2009
Aujourd'hui, j'ai parlé du conflit israélo-palestinien avec mes élèves de 3ème.

C'est un sujet sensible pour tout le monde, mais ça l'est encore plus avec des jeunes à grande majorité d'origine maghrébine.

Les élèves sont évidemment du côté de la Palestine. Depuis quelques jours, d'ailleurs, les kheffies sont ressortis.

Et en ce moment, nous étudions le roman Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor, qui parle d'antisémitisme pendant la seconde guerre mondiale. (Je vous conseille ce roman, c'est court et efficace...)

Coïncidence.

Evidemment, à chaque propos antisémite rencontré dans le livre, la tension est sensible.

Je n'ai pas pu faire autrement que de percer l'abcès, parce que beaucoup d'élèves avaient autre chose que l'étude de l'argumentation dans la tête.

C'est l'injustice qui est sur leurs lèvres : les enfants, les femmes, les civils sous les bombes, le piège tendu par Israël aux habitants de Gaza.

L'injustice aussi du traitement médiatique de cette guerre : les journaux télés qui mettent en avant les morts militaires sans montrer les images des morts civils...Ils me parlent de youtube où on voit les "vraies" images. Ils me parlent de propagande.

Ils dénoncent le "deux poids, deux mesures", quand on s'indigne outre mesure de l'incendie d'une synagogue alors qu'on passe sous silence ou presque les mêmes profanations des cimetières musulmans, ou des mosquées.

Mon devoir est de garder le recul. Mais ce sont des ados révoltés que j'ai en face de moi. Le manque de confiance qu'ils manifestent envers les médias est le même envers moi.

"Et vous, Madame ?", me lance une des plus virulentes.

Prendre du recul. Leur donner à penser. Leur dire de se méfier de ce conflit, que les problèmes ne sont pas toujours ceux qu'on imagine...

Moi, évidemment, je suis révoltée, écoeurée par les morts civils, par les 235 enfants tués dans le conflit. Par l'inégalité du combat.

Moi, je me méfie de ce qu'on veut nous faire croire. Vouloir s'informer autrement, sur youtube, par exemple, c'est bien. TF1 ne détient pas la vérité absolue. Mais il faut toujours savoir d'où vient l'information.

Moi, je me demande toujours qui a intérêt à faire la guerre. La population ? Les chefs d'Etats ? Les marchands d'armes ?

Moi, je ne pense pas que ce conflit soit un conflit religieux. Qu'opposer Juifs et Musulmans n'est pas une solution.

Moi, je pense que nous sommes en France, bien loin de la Palestine, que la donne n'est pas la même ici et là-bas et que tous les Juifs ne peuvent en aucun cas être mis dans le même panier. Les Musulmans non plus.

Qu'il ne faut pas oublier que les cortèges sont avant tout pour la Paix. Surtout pas pour attiser encore les haines. Et qu'il y a aussi des Juifs qui ont pris part à ces cortèges pour la Paix.

C'est étonnant, mais c'est la première fois que je trouve le cours intéressant, depuis le début de l'année, avec cette classe d'ordinaire tout à fait endormie...

Comme quoi...

Et je pense qu'on a fait un grand pas au sujet de l'argumentation. (qui ne sera plus dans les nouveaux programmes du collège, lancés à partir de septembre 2009...)

Martin Hirsch, si tu me lis...

CC
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Mercredi 4 février 2009
Voilà Darcos qui se fait encore mousser...


(Popette ! Merci!)

"L'éducation est une histoire d'enfants, de parents et de ministre.

L'éducation n'est en aucun cas une histoire de profs.

En effet, ce n'est pas parce que tu visses des boulots pour monter des voitures que tu es pilote de course.

Les profs, ça visse les boulots des élèves, mais c'est pas pour autant que ça a son mot à dire quand il s'agit de pédagogie ou encore de rythme scolaire. Tenez par exemple, en primaire, l'année dernière, on a supprimé le samedi matin. Les profs ont râlé, mais on sait bien qu'ils râlent tout le temps...

Et bien cette année, juste pour le plaisir, on leur colle le mercredi matin.

C'est marrant. Ils vont râler, encore, c'est sûr !

Là, c'est avec les parents qu'on s'est mis d'accord : la garderie gratuite ouverte une matinée de plus, c'est bien pratique !"

NDLR : les heures du mercredi matin ne seront pas celles -défuntes- du samedi matin de l'an dernier. Les journées du lundi, du mardi, du jeudi et du vendredi seront rognées pour faire celles du mercredi.

Faut pas rêver, quand même...

CC
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Vendredi 6 février 2009
Quand j'ai passé le concours du CAPES, il y a maintenant 5 ou 6 ans, j'avais un bac plus 5. J'aurais pu le passer avec ma licence, soit deux ans plus tôt. Mais j'aimais les lettres et j'avais envie de continuer.

En plus, on parlait déjà de masterisation. Et puis si je voulais passer un jour l'agrégation, il valait mieux assurer mes arrières.

Malgré cette bonne formation universitaire (et donc théorique), j'ai bénéficié d'une préparation universitaire à l'IUFM et à la fac. J'ai fait quelques stages d'observation dans des collèges et des lycées...J'ai abordé un peu de pédagogie, de la didactique, j'ai fait des stages pour apprendre à maîtriser mon corps et ma voix dans l'espace.

Certes, cette formation n'avait absolument rien d'exceptionnel et j'ai bien souvent pesté contre l'IUFM quand je m'y ennuyais un peu.

Mon concours en poche, j'ai eu la chance de faire encore un stage en pratique pendant un an.

Je n'avais alors qu'une seule classe (soit 6heures de cours) et une douzaine d'heure de cours théorique ou de stage de pratique accompagnée (en empruntant la classe d'une collègue pendant quelques heures).

Ce fut vraiment le moyen de faire mes premières armes.

L'IUFM était mal fichu, on nous y mettait une pression épouvantable, parce que durant cette deuxième année, nous n'étions pas encore titulaires et qu'on pouvait nous refuser ce Graal, au titre d'un mémoire mal bouclé ou d'une visite d'inspecteur ratée...

Malgré tout, cette formation était indispensable. C'était le moment pour faire ses premières armes face aux élèves, en prenant le temps de préparer des cours au mieux (ou du moins avec le plus de temps possible). C'était le moment pour échanger avec une tutrice expérimentée, pour partager notre expérience avec d'autres stagiaires, pour demander conseil à des profs d'IUFM...

Mais voilà que pour des mesures d'économie on va sucrer tout ça.

Pensez donc, payer pendant un an un salaire mirobolant, (environ 1300€) pour ne faire que 6 heures par semaine et pour se former ! c'est pas rentable...

Comme si l'éducation pouvait être rentable...

Alors maintenant, les nouveaux profs vont être jetés dans la cage aux fauves sans plus de préparation que ça, après 5 ans de fac. 18 heures par semaine, 4 ou 5 classes (voire beaucoup plus dans d'autres matières), pas le temps de prendre du recul, pas le temps d'analyser sa pédagogie et surtout, la solitude devant les misères du métier.

Parce que c'est un métier difficile. Se retrouver seul devant des élèves, c'est quelque chose qui s'apprend.On se prend des claques. On est obligé de se remettre en question, en permanence.

Lâcher des jeunes profs devant 35 rugissants de 4èmes, c'est courir le risque d'un taux de démission faramineux dès la première année...

CC
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Jeudi 19 mars 2009
Ma meilleure amie est prof de lettres classiques dans un collège. Elle est professeur principal d'une classe de 3ème, les parents lui font confiance, sa hiérarchie aussi. Bientôt, elle aura une visite de l'inspecteur de lettres du rectorat. Une inspection dans les règles de l'art.

Ce qui est étonnant, c'est qu'elle n'est pas payée autant que moi qui suis pourtant prof de lettres (modernes, mais ça ne change rien) et professeur principal aussi. Son salaire n'évolue pas selon les critères d'échelon.

Ce qui est étonnant, c'est qu'elle ne sait pas si elle travaillera en septembre prochain.

Une chance, elle a un contrat qui lui permet d'être tout de même payée un peu en juillet et en août.

Ce qui est surprenant, aussi, c'est que l'année dernière, malgré sa formation en lettres (modernes, en fait...), elle enseignait aussi l'art plastique et l'histoire dans un lycée technique.

Elle n'a pas le CAPES.

Elle le passe chaque année depuis 6 ou 7 ans.

Les places, chaque année, diminuent comme peau de chagrin tandis que le nombre de candidats augmente. On parle de 13500 postes non remplacés...

Mais les élèves sont là et il faut bien des gens pour leur faire des cours. Moins d'élèves ? Tu parles...

Et d'ailleurs, pour l'instant, mon amie retrouve un poste à chaque rentrée.



Elle aimerait avoir des enfants et accéder à la propriété. Elle aimerait, à 30 ans, s'installer dans la vie.

Quand elle entre dans une banque, elle a beau dire qu'elle est prof, on lui refuse un prêt immobilier.

Quand elle parle d'avoir un bébé avec son cher et tendre, elle ne peut s'empêcher d'être inquiète...Où sera-t-elle en septembre prochain ? Trouvera-t-elle un poste à l'année ? A combien de kilomètres de son logement ? Pourront-ils louer un appartement plus grand ?

Bref, elle est précaire.

Mais prof...

CC
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