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Faites comme moi !

Menu Best-of...

Mercredi 4 avril 2007

Je fais comme MacDo...je fais un menu Best-of !

En fait, il y a certains posts que j'avais publié ailleurs que je voudrais republier là, parce que je les aime bien, parce qu'ils me sont chers, parce que...Parce que.

Et je commence par la fameuse "Soirée raclette". N'en déplaise...ou pas...

Soirée raclette...

...ou l'histoire d'une fille qui n'a plus d'amis depuis hier soir.

 Bien que la chanson de Bénabar (vous savez, celle qui fait « On s'en fout, on n'y va pas, on a qu'à rester dans nos draps... ») m'ait trottée dans la tête toute la journée d'hier, on est allées à cette fameuse « invitation ».

 Dès l'entrée de l'immeuble, j'ai failli tourner les talons. On arrive en même temps que la sœur de la maîtresse de maison, avec son copain. Ce mec est un beauf complètement abruti, doublé d'un esprit lubrique et gluant. Insupportable. Ce n'est pas nouveau. Alors que j'avais eu la chance de ne pas le rencontrer depuis trois ans au moins, la première chose qu'il me dit, avant même un traditionnel « Bonsoir » de bon aloi, c'est « Tiens, t'as plus ta coupe de Jackson Five. » Ça fait toujours plaisir. A deux doigts de me barrer illico, je lui ai finalement répondu que les siens, de cheveux ne s'étaient pas arrêtés de tomber...

 Bref, j'étais déjà vénère avant que la soirée ne commence. Deuxième chose : l'interphone ne marche plus, dans le vieil appartement et il faut que je me transforme en portier parce que la maîtresse de maison ne s'est pas encore douchée, parce que le fromage pour la raclette n'est pas encore coupé, parce que les pommes de terre ne sont pas cuites...Bref, rien n'est prêt et les invités arrivent à pleine porte.

 Troisième chose : à « l'inviteuse », Cécile, qui est en fait mon ancienne colocataire, j'avais coutume jusqu'à l'année dernière, de faire un petit cadeau pour Noël. Elle faisait pareil et nous entretenions d'excellents rapports. Mais l'année dernière, point de cadeau en retour. Alors cette année, je lui avais fait doucement remarquer il y a quelques temps, qu'elle me devait un cadeau...Juste comme ça, avec un sourire en coin. Même si après « l'invitation » je n'avais pas du tout envie de lui en faire un, moi.

 Elle a compris le message. Elle nous a fait un cadeau. A peine rentrées dans l'appart, elle nous dit de poser nos affaires dans la chambre et de prendre les cadeaux sur le lit. Bon. Pas très classe, déjà. Mais l'intention est là. Et là, le comble du comble : le prix sur le paquet cadeau. Je n'avais jamais vu ça avant...Encore, à la rigueur, on peut, par inadvertance, oublier le prix sur l'objet. Mais sur le paquet cadeau...Impossible que ce ne soit pas volontaire...non ?

 Bon. Point positif de la soirée, on retrouve des gens formidables, qu'on adore et c'est un vrai plaisir.  

 Apéro : vin blanc de Savoie pas terrible. Avec ou sans sirop de cassis pour faire kir. Accompagné de tatziki et de tarama maison. Je me dis que c'est pas mal du tout. Je tente donc le tarama (des œufs de cabillaud avec de la crème, en gros)... Je suis surprise par le goût aigre...Jusqu'au moment où notre chère amie, avec son tact fou, nous précise que ce sont des restes du Noël de chez sa mère. Belle gastro en perspective...

 Ensuite, raclette. Oui, bon...Pas besoin d'être Paul Bocuse pour réussir une raclette...Rien à dire.

 Parmi les convives, le beauf se rappelle à nous : l'adorable fille de nos amis, Clara, 20 mois, des boucles blondes et de grands yeux bleus craquants, câline un poupon noir, trop chou. Et le débile de commencer à tenir des propos racistes invraisemblables. « C'est pas normal, d'offrir un poupon noir à sa fille...ça va lui mettre de mauvaises idées dans la tête, c'est sûr qu'après, à 18 ans, elle va sortir qu'avec des blacks, c'est vraiment pas une bonne idée... » Débile. Tout le monde est choqué, surtout quand il se met à parler de « normalité ». Il y a trois gays autour de la table et ce con est parfaitement au courant.

 Bref...Tout se déroule à peu près bien, jusqu'au dessert (un seul gâteau au chocolat pour 14 convives, autant dire qu'on ne s'est pas étouffé avec, mais bon...)

 Et puis, il a fallu se dire bonsoir...

 C'est alors que sans vergogne aucune, la maîtresse de maison claironna aux premiers qui partaient « Bon, ça fait 4€50 ». C'était les parents de la fillette. Des gens qui ont le cœur sur la main, qui ont invité des dizaines de fois Cécile chez eux, qui avaient de surcroit amené des pommes de terre (à la demande de « l'inviteuse ») et un bouquet de roses...Vous ne pouvez pas imaginer la tête qu'ils ont tirée...Se rendant (peut-être) compte de quelque chose, Cécile osa alors : « Si vous voulez, on peut soustraire le prix des patates... »

 Deux amis de moins.

 Un autre couple, dans la cuisine, entrain de laver leur appareil à raclette, avant de partir, est révolté. Hors de question de payer quoi que ce soit. Moi, pareil. Je lui dis que la dernière fois qu'elle est venue chez nous, elle n'avait pas payé, alors que ces 4€50 était le début de ce qu'elle me devait. Et Amandine, grand seigneur, maniant mieux l'ironie que moi, peut-être, lui glissa 75 centimes, lui disant qu'elle n'avait pas plus sur elle...

 Sa sœur était rouge de honte...

 Et nous ne reviendrons pas.

 La décision est prise... au moins jusqu'au prochain coup de fil dépressif de Cécile...

 Je suis trop bonne...Et sans doute trop conne...à moins que j'adopte une autre chanson de Bénabar :

 Tu peux compter sur moi

 Paroles: Bénabar. Musique: Bénabar   2005  "Reprise des Négociations"
© Universal Music Publishing / Ma Boutique

 Si t'as besoin de moi, peu importe le problème, pour te tendre la main si les autres portes se referment. La mienne est ouverte sans question, sans conditions, faut juste s'entendre sur la date j'ai des obligations.

 Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n'oublie pas...

Faut pas que ce soit trop loin, j' prends pas l'avion j'ai trop peur, j' prends pas non plus le bateau parce que j'ai le mal de mer. Je peux venir en train mais je voyage en première, comme j' conduis pas, pour la voiture il me faut un chauffeur. Sinon, à part ça, tu peux compter sur moi. Si tu as perdu le goût et perdu le chemin, si tu tiens à peine debout, si c'est la peine qui te tient. Si tu te sens seul, si t'as besoin d'une épaule, si tu te sens mal, t'hésites pas, tu m'appelles.

Tu peux compter sur moi, quand tu veux et où que ce soit, je serai toujours là pour toi, tu peux compter sur moi, mais surtout n'oublie pas...

Le week-end ça m'arrange pas, la semaine j' suis pas trop joignable. Les vacances pourquoi pas, sauf que je coupe mon portable. Je peux je crois en juin, mais vaut mieux que je vérifie. Dimanche en huit je fais rien, ah non ! Je serai pas à Paris. Sinon, à part ça, tu peux compter sur moi. Faut pas que ce soit trop loin et faut choisir le bon jour, mais je serai là pour toi, j'espère que tu en es sûr. Tu me raconteras tes malheurs, j' dirai des banalités, on parlera pendant des heures et si c'est pas assez, j' te jouerai n'importe comment les morceaux de Joe Dassin, on sortira les trompettes et tant pis pour les voisins.

Si un jour ça va pas, j'espère que tu viendras... je compte sur toi.

 CC  

Par CC
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Mercredi 11 avril 2007
Une recette toute simple, mais bonne quand même...
Pour 2 à 4 personnes.
  • Acheter une boîte de fajitas. (Ceux de Leader Price sont très bons.)
  • Dans une grande poêle, faire revenir dans de l'huile d'olive, une échalote et une gousse d'ail.
  • Ajouter deux filets de poulet émincés, trois tomates pelées, coupées en petits cubes, un demi poivron vert, en lamelle (Pour la couleur, mais aussi pour le goût...) Saisir cela à feu vif puis laisser mijoter en remuant sans cesse.
  • A la fin de la cuisson, (Entre 5 et 10 minutes, le poulet doit être doré...) ajouter la sauce fournie avec le kit de fajitas. Si vous aimez les plats très relevés, vous pouvez ajouter le sachet d'épices (Mais méfiez-vous tout de même, ça peut vite devenir immangeable!)
  • Faites chauffer les galettes comme il est indiqué sur l'emballage.
  • Servez immédiatement, la poêle sur la table, avec une cuiller pour que chacun fabrique ses fajitas, à sa guise!

Bon appétit !
CC
Par CC
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Jeudi 12 avril 2007

Si elle n'avait pas été là...

 

Je ne serais pas celle que je suis aujourd'hui.

 

J'étais bien mal partie dans la vie. J'étais bien médiocre à l'école, bien médiocre dans les relations avec les autres. Seule dans la cour...Seule dans ma tête...

 

J'étais là, maladroite, j'errais dans une vie sans but...Sans lumière.

 

J'errais entre mes fantasmes étranges et la médiocrité facile d'un sexe qui me rebutait...dans le fond. Je savais bien que ce n'était pas cela. Que ces gros doigts là...Que ces vilaines pattes, ces odeurs frelatées de désirs malsains, ce n'était pas moi...

 

Mais je ne savais pas ce que j'étais.

 

Si je ne l'avais pas rencontrée, un jour alors que déjà l'enfance basculait vers ce je-ne-sais-quoi d'intermédiaire...Un jour où je l'ai vu telle que je la verrai désormais pour toujours. Comme un chemin à suivre. Un chemin serein, simple...Si simple.

 

Elle était du genre première de la classe. Mais première avec une modestie si naturelle, si vraie...Elle était du genre à ne pas se laisser emporter par un vingt, rendu devant toute la classe par un prof indiscret...Elle ne savait même pas rougir...Pour elle, j'ai progressé, en classe, j'ai appris à prendre confiance en moi.

 

Elle a toujours eu cette fêlure aussi...dans le regard, une sorte de blessure...Un questionnement...Un mystère...Une tristesse.

 

Elle n'était pas une fille facile, elle.

 

Elle sait me donner des buts. Elle sait me faire sortir de moi. Sortir dehors, simplement.

 

Elle sait ce que je suis.

 

Elle me regarde sans concessions. Sans faux semblant. Droit dans les yeux, droit dans mes pensées.

 

Elle sait aussi comment me pousser. Me faire grandir, me faire évoluer.

 

Elle sait aussi me faire vivre l'enfance que je n'ai pas eu...Ou du moins que j'ai mal eu...

 

Elle fait naître du rire, du sourire, des étincelles. Elle sait me prendre dans ses bras quand je pleure...

 

CC

Image.

Par CC
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Dimanche 15 avril 2007
Un caillou gris au bord d'une route sale.
Comme un caillou qui roule de ci, de là...
Sans plus d'attache.
Comme un caillou, comme une route blanche et sèche,
Avec sa poussière et ses odeurs de gasoil
Avec ses mirages auxquels les enfants croient encore, réclamant la mer qui n'arrivent pas...
Comme le gris de l'autoroute et le ciel bleu pale
L'hydrocarbure mêlé aux cris des cigales,
Ces autoroutes qui se ressemblent toutes...
La vitesse, le café aseptisé vendu au prix du plus grand champagne,
L'impersonnel, le froid des clims qui font paraître la canicule si lourde,
L'autoradio braillant ses nouvelles tristes, des guerres ailleurs...
Le bitume.
Le blues des autoroutes, la poésie des départs, la litanies des quais de gare,
Au milieu des VRP, des routiers, des habitués, de ceux qui connaissent la France et ses relais autoroutiers, qui ne voient plus que ce gris là, ce même talus, toujours le même, qu'on soit à St Paul de Vence ou à Baume-les-Dames, toujours le même triste garde-fou...
Bonnes vacances, touristes pressés...
CC
Par CC
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Mardi 24 avril 2007

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Un menu Best-Of qui m'a apporté beaucoup de visiteurs...Mais qui me tient quand même à coeur !

Au delà de combien de cm peut-on considérer qu'un clitoris est long ? Mon nouvelle passion, répondre aux questions essentielles de la vie ;o) Pour ma part, un centimètre me semble déjà très grand mais certaines de mes copines n'en sont pas convaincues. Je me suis donc mis en quête d'une réponse sur notre cher Internet et finalement ce n'est pas si facile de trouver quelque chose de concluant. Même sur les sites qui ne proposent que du sexe, cette partie de l'anatomie féminine semble être quelque peu oubliée. De plus il y a très peu de site en langue Française. Je précise que je ne parlerai des mesures que de la partie visible du clitoris. D'après l'Anneau des Ressources Francophones de l'Education :

- 75% des femmes ont un clitoris de taille "normale" mesurant entre 3 et 6 mm de diamètre
- 5% des femmes ont un petit clitoris inférieur à 3 mm
- 20% des femmes ont un grand clitoris supérieur à 6 mm

En fait je n'ai pas trouvé de site donnant de statistique sur la longueur, des explicatifs sur les cas extrême comme sur The Clitoris.com qui parle d'un clitoris long de 6,3 cm et qui a l'aspect d'un pénis. Sur ce même site, il y a un certain nombre de schéma scanné mais je n'ai pas réussi à décrypter les informations.

Pour les explicatifs :

The clitoris.com
L'Arfe
Temple Of Clitoris

Passionnant, hein !
CC

Par CC
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Jeudi 3 mai 2007

De loin, un bonsaï, c'est tout petit. On est d'accord. Mais pris en gros plan, c'est énorme.

Un minuscule géant.

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Les élèves, c'est pareil. Quand on se met devant la table d'un sixième, du haut de son mètre soixante-treize, on a l'impression d'avoir à faire à une mouche, un misérable petit vers.

Je pense que pas mal de profs en restent là. Distance fatale. J'ai décidé de me pencher. Et c'est énorme.

Un enfant à cet âge-là, ça ne sait pas qui il est. Ca ne sait pas que ça est. Ca pense juste comme on lui a dit. Ca ne pense pas à mal. Pas à bien non plus. Ca n'a aucune confiance en soi. Et une confiance énorme dans les adultes.

Alors quand on leur dit, en les regardant droit dans les yeux, qu'on croit en eux, qu'on sait qu'ils sont intelligents, qu'ils ont des capacités...Alors, là, le petit bonsaï redresse ses feuilles, il devient autre chose, il a des choses à prouver, il voudra faire bien, parce qu'on croit en eux...

Mais attention...Pour arroser le bonsaï, il faut être sincère...Les gamins voient tout...Le moindre doute dans le regard...Et c'est fichu...Pour toujours...?

Bonne après-midi...

CC

Photo : CC.

Par CC
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Mardi 8 mai 2007

C'était le 29 juillet 2005...


"Questions autour de la Blog-mania
Véritable phénomène de société, les blogs sont à la fois billets d'humeur et journaux intimes qui pullulent sur Internet. De l'adolescent à l'homme politique, les auteurs y évoquent leurs joies, leurs peines et commentent l'actualité."
www.franceinter.com

Ce soir encore, sur France Inter, (ma radio préférée...la radio officielle des profs!), on va parler des blogs...Le thème est vraiment en vogue...Dans l'émission "Le téléphone sonne", les auditeurs sont invités à réagir en direct, à envoyer des mails...

J'espère que grâce à cela, les réflexions sur...nous ! seront moins superficielles que dans toutes les émissions que l'on a vues et entendues jusqu'à maintenant...

En tout cas, je me suis permis d'envoyer un petit mail pour exprimer mon point de vue personnel sur la question...

Bises

Et quelques temps plus tard...

Bonjour

Je vais prendre la grosse tête !

Non, je rigole !

Je vous parlais hier de l'émission de France Inter sur le phénomène "Blog-Mania". Je vous disais que j'avais envoyé un mail...

Eh bien, vous savez quoi? Si, Si! L'animateur à lu quasi entièrement mon mail...à l'antenne, devant la France entière...

Non...il faut pas que je prenne la grosse tête!

Bon, mis à part la lecture de ce mail très bien senti, très bien écrit et tout...Vraiment très pertinent, bref, résumant tellement parfaitement le phénomène des blogs...(Ok, j'arrête !), l'émission avait pour invité toujours le même Loïc Le Meur...Toujours aussi les mêmes questions simplistes à commencer par la fameuse "Et ça veut dire quoi au juste "Blog"?" (cette fois-ci pas posées par les journalistes, mais par les auditeurs...) Et puis ensuite, finalement, l'émission est allée un peu plus loin que les autres, (Envoyé spécial, Cache Cash, ...) évitant les écueils journalistiques (ados écrivant des horreurs sur les profs, dans un français lamentable...) grâce, je pense à l'animateur qui connaissait bien le sujet (ou qui donnait au moins cette impression...)

Voilà ! Pour ceux qui écoutaient, quand même (ça y est je fais une crise de grosse tête) "CC, de C." ben c'était moi, en personne, votre serviteur!

Bises


 

Et voilà la citation : "Beaucoup d'émissions traitent maintenant des blogs, évoquent le phénomène/ Selon les médias qui l'ont déjà abordé, on a quelques catégories de blog: le blog politique, l'ado, la cuisine, le journal intime...mais il reste bien des choses à dire sur le phénomène/ C'est une mosaïque représentative de la société dans son ensemble depuis les blogs des très jeunes ados qui bien souvent sont plus profond qu'il n'y parait, véritable exhutoire de leur mal-être, jusqu'au blog d'homme politique souvent plus promotionnel que sincère, parfois faux, ou d'artistes dont on parle rarement mais qui sont de vraies mines au trésor Le blog consacré à la photo par exemple, rassemble des gens de valeur, des gens sachant écrire loin de la caricature de l'ado SMS/ cette communauté vit aussi grâce aux commentaires et aux liens réels qui se créent entre blogueurs."
Par CC
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Samedi 12 mai 2007

(Un texte écrit il y a quelques temps...C'est pour ça que Chirac est encore président...Et Sarko ministre !!!)

Je crois que l'enseignement change, en permanence. Pour moi (qui ai 2bip ans) les cours que j'ai eu au collège et au lycée et ceux que je donne aujourd'hui, n'ont plus rien à voir...

Des profs soixante-huitards, oui, il y en a encore quelques uns, mais fais le calcul, beaucoup sont déjà partis en retraite. Et les jeunes profs dont je fais partie, ont développé un esprit critique grâce à l'IUFM, depuis une dizaine d'année. Non pas parce que l'IUFM nous l'a inculqué, mais contre ce que l'IUFM a voulu nous inculquer.

Je connais assez peu de profs faisant directement le trajet licence, concours, enseignement. Moi, j'ai donné des cours à la fac, j'ai fait des remplacements, des cours particuliers (et j'ai aussi travaillé dans une banque, dans un restaurant, dans une boulangerie...). Beaucoup galèrent longtemps comme vacataire, contractuel, avant de rentrer à l'EN. La meilleure des formations, dans ce métier, c'est le terrain. Je crois que les enseignants actuels, du fait qu'il y a peu de places aux concours sont mieux formés qu'avant. Même si ça peut sembler paradoxal.

Ensuite, je suis prof de français. Que dois-je enseigner à mes élèves, si on résume un peu vite ?

  • Apprendre à lire, ce qui signifie, au sens large, apprendre à décoder le monde dans lequel nous vivons : lire un texte, mais aussi lire une image, une vidéo. C'est dans les programmes.
  • Apprendre à écrire : c'est à dire à s'exprimer par ce biais. Ce qui comporte trois pôles : comprendre le code et être capable de l'utiliser. Comprendre que ce code représente une norme sociale et que savoir l'utiliser représente bien plus qu'une éventuelle bonne note à une dictée...(cette chère dictée presque morte dans les programmes, d'ailleurs), et le troisième pôle, c'est un pôle d'excellence : être capable d'exprimer avec finesse ses idées, grâce à l'écrit. Ce doit être le but ultime, en terme d'écriture.
  • Enfin, je dois apprendre à mes élèves la maîtrise du code oral. Là encore, il faut leur faire comprendre les différentes possibilités en la matière, leur faire comprendre que c'est grâce à la maîtrise de ce code qu'il vont donner un image d'eux. A l'IUFM, on parle de savoir-être. Même si c'est un terme à la con, ça représente bien l'idée qu'à l'école on doit apprendre à se conduire en société.

Quand à la culture, il est évident que c'est un de mes buts, personnel, cette fois-ci. Parce que ce n'est pas un but central dans l'éducation à mon grand regret. Du moins, c'est un constat que je fais : quand il m'arrive d'apprendre à des élèves de 5e (12-13 ans) ou de 4e, ce qu'est la Joconde. Il m'arrive de me rendre compte que pour eux, tous les rois de France sont un seul et même Louis XIV, que Chirac cumule les rôles de Premier Ministre et de tous les autres ministres, d'ailleurs, en plus de président (quand ce n'est pas Sarko qui est président, parce qu'on le voit beaucoup plus à la télé...) Quand le 11 novembre est la commémoration des attentats New-yorkais...Et j'en passe...Il y a du boulot...

Vaste programme, donc. Je ne suis pas sûre d'y arriver. Pour deux raisons :

  • Il y a une quinzaine d'années il y avait 9-10 de français par semaine en cinquième, par exemple, et aujourd'hui, il n'y en a plus que 4-5...
  • Les élèves nous arrivent (en tout cas, là où j'exerce, c'est à dire dans une zone défavorisée socialement) de moins en moins éduqués.

L'écart entre ces deux choses ne permettrait à personne de réaliser la mission qui nous incombe...

Une dernière chose : ce métier est usant. Je ne le ferai pas toute ma vie. J'en ai la certitude depuis que je l'ai commencé. Et cette certitude est renforcée à chaque fois que je rentre dans une salle des profs à l'heure du café. Je ne veux pas devenir aigrie, je ne veux pas me voir recroquevillée sur des pensées qui n'ont plus aucun rapport avec le monde actuel...Car il est clair que c'est le cas de beaucoup de vieux profs...

Voilà...

Ce sont seulement des réflexions, des ébauches de réflexions, même.

CC

Par CC
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Vendredi 10 août 2007
Petit garçon.

Dédicace spéciale à Frenchmat.

« Je me souviens d'un été, j'avais 7 ans tout au plus...Nous étions allés camper dans le Pays Basque, avec mes parents. Ma mère, qui avait un point de vue sur tout, nous avait organisé un séjour qui ne laissait guère le temps de s'ennuyer. Elle était aussi raide que ses cheveux blonds, sûre de son fait, cassante et méprisante avec mon père et moi. Ses vacances étaient réglées comme sa vie, par une série de choses que l'on devait faire : au Pays Basque, on devait aller à l'océan, bien sûr, mais l'on devait aussi aller à la montagne, et l'on devait aller une demi-journée en Espagne. On devait assister au moins une fois à un concours de force Basque. L'année précédente, en Bretagne, ce fut crêpes, dolmens, menhirs et Fez Noz. Le cliché, la carte postale, de quoi raconter aux copines du bureau.
 
Moi, je n'étais pas le genre de gamins auxquels les vacanciers souriaient sur la plage. Très tôt, j'ai lu dans les yeux des autres que je n'étais pas beau, ni même mignon ; j'ai su, très nettement, que j'étais laid. Ma mère n'avait pas prévu les choses comme ça : elle en prit conscience, évidemment, mais elle ne voulut pas l'admettre. Pas en public, du moins. En public, elle se conduisait comme une mère normale ; elle en faisait même un peu trop : elle se transformait en mère poule, elle jouait le rôle de la maman fière et folle de son rejeton.
 
J'ai le souvenir très précis du soir du spectacle de force Basque : ce fut un exemple flagrant de son comportement...et par conséquent du mien.
Quand il y avait du monde, je me comportais comme un gamin plein de vie, comme les autres. Juste pour lui faire plaisir. Pendant une petite demi-heure, donc, je courais du haut en bas des gradins, je sautais, je batifolais. Mais sans un sourire et avec application. Juste parce que ma mère me couvait du regard, dans ces moments-là. 
Elle, elle souriait. On était venus avec des voisins du camping. Ils avaient des enfants, des petits blondinets adorables, des anges. Je ne jouais pas avec eux. Je ne savais pas jouer avec les enfants parfaits.
 
Ce soir-là, je m'ennuyai très vite. Les choses commencèrent : l'épreuve reine, le tir à la corde. J'en avais rien à foutre, du tir à la corde, moi. Mais ma mère avait l'air d'adorer : elle tapait dans ses mains en rythme, pour faire comme les gens du pays... A l'entracte, on convia les enfants à venir s'essayer à ce jeu. Tous les mouflets, comme une volée de moineau se ruèrent sur la piste. Pas moi, bien sûr. C'est fou comme les garçons normaux, dès leur plus jeune âge veulent mesurer leur force, comparer leur biceps, pisser le plus loin possible. Pas moi. A ce moment précis, je rêvassais, repensant aux vagues qui s'écrasaient inlassablement sur la plage où nous avions passé l'après-midi. Mais ma mère me tira de ma rêverie avec un autoritaire « Vas-y ! ».
Je me souviens de sa main saisissant la mienne. Empoignant la mienne même. Pas le choix. Elle me traîna sur le stade, jusqu'à la corde. Une cinquantaine de marmots l'avaient déjà agrippée et il ne restait guère de place pour moi. C'est alors que je ne me sentis pas à ma place. Je ne sais pas ce qui se passa, mais je décidai pour la première fois de me révolter. Avec mes moyens d'enfant, avec ma violence, avec les mots que je n'avais pas, je décidai de m'imposer.
 
Je criai et je me débattis. Je fis un scandale. Ma mère si soucieuse de l'image qu'elle pouvait donner en public eut un moment d'arrêt. Je sentis comme une panique indescriptible la saisir. L'imprévu, la situation qu'elle ne contrôlait pas, rien de tel pour qu'elle s'effondre. Pour peu de temps. Elle m'empoigna à nouveau et fit demi tour vers les gradins en me traînant derrière elle. Je hurlais toujours, je me débattais, je me griffais le visage.
 
Arrivés devant mon père, elle tenta de le faire prendre la situation en main. Mon père est un mou, incapable de prendre seul une décision et s'en référant toujours à sa femme pour tout. La tentative échoua. Mon père me regarda, la regarda...Et puis souriant bêtement, il sortit une phrase genre « Ah ! La ! La ! Ce gamin... » Ça, c'était pour donner le change à ma mère. Et puis ensuite, parce qu'il sentait bien que je n'étais pas dans mon état normal, il ajouta : « En même temps, Chérie, s'il a pas envie, c'est pas grave... » Ma mère explosa...enfin, elle explosa intérieurement. Pas question de se donner en spectacle devant les voisins du camping.
 
Elle m'empoigna une troisième fois et sortit du stade en me tirant comme un paquet à sa suite. Sa violence était déjà incroyable. Quand nous arrivâmes à la voiture, sur le parking désert, je savais déjà que j'allais passer un très mauvais quart d'heure.
Je ne pourrais jamais oublier cette fois-là. Ce ne fut pas la dernière. Après cela, elle me battait encore et encore, à chaque fois que je n'étais pas comme elle l'avait décidé. Mais cette fois-là, la première, je ne l'oublierais jamais. Sa rage était telle qu'elle ne sentit pas sa force, sans doute. Un enfant de sept ans ne fait pas le poids face à la main enragée d'une femme en colère. Elle frappait et frappait encore. Lorsque du sang apparut à la commissure de ma bouche, soudain, elle prit conscience de ma fragilité. Elle se rendit compte de mon âge. Elle me serra alors dans ses bras en pleurant. J'étais abasourdi, à un tel point que je ne pus pleurer, que je ne pouvais plus crier, que je ne pouvais plus que chercher du réconfort dans les bras de ma tortionnaire. C'est tellement étrange. Tellement incompréhensible. Moi-même, maintenant, j'ai du mal à comprendre ma réaction. Je l'explique, certes : ma mère était la seule personne en qui j'avais confiance, jusqu'à présent. Pourtant, ce jour-là, secrètement, j'avais décidé que rien ne serait jamais plus comme avant.
Et rien ne fut plus comme avant. A l'école, à la maison, mon but était d'être exactement à l'opposé du modèle que ma mère désirait. Elle voulait que je sois le premier à l'école, je fus le dernier, quand elle se mit simplement à espérer que je trouve un BEP qui me plaise, je décidai de faire un bac littéraire et quand elle voulut que je trouve une copine, je lui annonçai que j'étais gay. Bien sûr. Et ce ne sont que les grandes étapes de la vie que je te raconte là...Si elle me demandait d'aller chercher du pain, je lui ramenais des croissants...Et vice versa...Sa vie devint un enfer. Mais la mienne aussi, du coup. J'en ai pris des coups...Malgré tout, j'ai toujours su qu'en la regardant droit dans les yeux et en disant « Non ! », j'étais le plus fort.
Voilà mon histoire...Ne crois pas que ce soit difficile d'en parler aujourd'hui. Bien sûr, j'ai pris des claques. Bien sûr que j'ai pleuré bien des fois, dans mon oreiller. Mais j'étais un gosse bien nourri et aimé, dans le fond...Oui, aimé...D'ailleurs, ma mère aussi, je l'ai aimée...Et je l'aime toujours. Tant pis si elle me rejette, si elle ne veut plus me voir. J'ai décidé de vivre ma vie sans elle. Si je t'en ai parlé ce soir, c'est juste parce que cette idée de show au Pays Basque a ravivé ces souvenirs...Mais dans le fond, c'est une bonne idée. La boucle sera bouclée...
 
Dis-moi ? ce ne serait pas sur un fronton de pelote basque, notre show Drag Queen... ? »

CC
Par CC
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Dimanche 30 mars 2008

C'est toujours trop court, d'habitude, un dimanche.
C'est toujours du temps qui fuit entre paresse et tendresse.
Quand on pense toucher à l'interminable de l'ennui, pourtant,
Le voilà qui vient déjà, le soir et son incertain lendemain...

Et voilà qu'en plus, au milieu de la nuit, des bureaucrates sont venus retirer soixante minutes de notre vie...

Depuis que je suis née, chaque année l'affaire est répétée si bien que déjà on m'a volé plus d'une journée de vie...Plus d'une journée...

CC

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Il va sans dire (c'est mieux en le disant) que les mots mis dans la bouche de Notre Président ne sont que fiction inventée par mes soins dans le but anodin de vous faire sourire !!

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