Se ressourcer.

Publié le par CC

Plus que de retourner sur la terre de mes aïeux, plus que de retrouver le doudou de mon enfance, plus que de revoir des épisodes de l'Île aux enfants, plus que de goûter au vin de mon grand-père, je me ressource en écrivant.

La semaine dernière, alors que, moralement, j'étais au plus bas, à cause de mon boulot que j'adore plus que tout au monde, je me suis rendue à l'évidence : quand ça ne va pas, rien de tel que d'écrire une bonne (voire une mauvaise) page. Des conneries, n'importe quoi, ce qui me passe par la tête, juste quelques mots sans queue ni tête, une page de roman, un pseudo poème tout pourri, peu importe.

J'écris et je me sens mieux. Comme si je me vidais. Mieux que par les larmes puisque je ne sais pas pleurer. Ne pas savoir pleurer, c'est à pleurer. C'est triste. Très triste, mais sans pouvoir pleurer pour l'exprimer.

Les pleurs me restent en général coincés dans la gorge, j'ai mal, je m'en fais des migraines imbéciles, je m'en torture l'estomac, mais ça ne sort pas. Les pleurs, parfois, ces traîtres qui vivent totalement indépendamment de moi et de ce que voudrait leur dicter ma conscience qui n'a aucune autorité, viennent quand je ne suis pas triste. Ils viennent quand je ne voudrais surtout pas d'eux. Ils débarquent, ils m'envahissent, me provoquent, me submergent quand je voudrais surtout qu'ils fuient, qu'ils soient invisibles. Ils adorent me mettre mal à l'aise.

Parce que j'ai ma pudeur, en plus.

Alors écrire, en faisant fi de ma pudeur, ça me vide complétement. Faire fi de ma pudeur passe par la fiction, par l'abscon, par le "sans le dire tout en le disant"...

Et là, ce soir, c'est ça.

Voilà, je suis vidée.

CC

Publicité

Publié dans bah !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Comme toi, j'écris pour apaiser mon "Dark Vador" quand il se réveille. Il est presque totalement apprivoisé maintenant...
Répondre
C
Bonsoir K.RineOui, j'arrive un mieux à pleurer...enfin, de mieux en mieux...Ce n'est pas encore ça...mais ça m'est arrivé deux fois cette année. Pour de vrai. Bonne soirée !
Répondre
K
Pleurer ça s'apprend, au fil du temps. Je suis comme toi, je refuse qu'on me voit pleurer, je m'arrange toujours pour faire "ça" dans mon coin quand vraiment je ne peux plus me contrôler. Il m'est cependant arrivée de pleurer dans les bras des autres, et parfois c'est très bon, libérateur, et autant je peux me sentir très mal (physiquement) après avoir pleuré, autant je me sens légère si je n'étais pas seule. Hélas, je ne m'imagine toujours pas interpeler mes amis "Hé!! j'ai envie de pleurer, tu me prêtes ton épaule?!"... Non, vraiment, ça ne se fait pas ;)
Répondre
C
CoucouMadeleine au masculin ? Euh...biscuit à la cuiller !Oui, des outils mieux qu'un psy !BisousCC
Répondre
F
Ben moi, je l'avoue, je suis plutôt du genre... euh, Madame, comment on dit une madeleine au masculin ??Un Madelin ? Ah non non, surtout pas !   :-)La fiction, l'abscon, le "sans le dire tout en le disant"... Je partage complètement ça, d'où mon goût pour les analogies, les métaphores, mine de rien, ce sont des véritables outils...Bises.
Répondre