Se ressourcer.
Plus que de retourner sur la terre de mes aïeux, plus que de retrouver le doudou de mon enfance, plus que de revoir des épisodes de l'Île aux enfants, plus que de goûter au vin de mon grand-père, je me ressource en écrivant.
La semaine dernière, alors que, moralement, j'étais au plus bas, à cause de mon boulot que j'adore plus que tout au monde, je me suis rendue à l'évidence : quand ça ne va pas, rien de tel que d'écrire une bonne (voire une mauvaise) page. Des conneries, n'importe quoi, ce qui me passe par la tête, juste quelques mots sans queue ni tête, une page de roman, un pseudo poème tout pourri, peu importe.
J'écris et je me sens mieux. Comme si je me vidais. Mieux que par les larmes puisque je ne sais pas pleurer. Ne pas savoir pleurer, c'est à pleurer. C'est triste. Très triste, mais sans pouvoir pleurer pour l'exprimer.
Les pleurs me restent en général coincés dans la gorge, j'ai mal, je m'en fais des migraines imbéciles, je m'en torture l'estomac, mais ça ne sort pas. Les pleurs, parfois, ces traîtres qui vivent totalement indépendamment de moi et de ce que voudrait leur dicter ma conscience qui n'a aucune autorité, viennent quand je ne suis pas triste. Ils viennent quand je ne voudrais surtout pas d'eux. Ils débarquent, ils m'envahissent, me provoquent, me submergent quand je voudrais surtout qu'ils fuient, qu'ils soient invisibles. Ils adorent me mettre mal à l'aise.
Parce que j'ai ma pudeur, en plus.
Alors écrire, en faisant fi de ma pudeur, ça me vide complétement. Faire fi de ma pudeur passe par la fiction, par l'abscon, par le "sans le dire tout en le disant"...
Et là, ce soir, c'est ça.
Voilà, je suis vidée.
CC
La semaine dernière, alors que, moralement, j'étais au plus bas, à cause de mon boulot que j'adore plus que tout au monde, je me suis rendue à l'évidence : quand ça ne va pas, rien de tel que d'écrire une bonne (voire une mauvaise) page. Des conneries, n'importe quoi, ce qui me passe par la tête, juste quelques mots sans queue ni tête, une page de roman, un pseudo poème tout pourri, peu importe.
J'écris et je me sens mieux. Comme si je me vidais. Mieux que par les larmes puisque je ne sais pas pleurer. Ne pas savoir pleurer, c'est à pleurer. C'est triste. Très triste, mais sans pouvoir pleurer pour l'exprimer.
Les pleurs me restent en général coincés dans la gorge, j'ai mal, je m'en fais des migraines imbéciles, je m'en torture l'estomac, mais ça ne sort pas. Les pleurs, parfois, ces traîtres qui vivent totalement indépendamment de moi et de ce que voudrait leur dicter ma conscience qui n'a aucune autorité, viennent quand je ne suis pas triste. Ils viennent quand je ne voudrais surtout pas d'eux. Ils débarquent, ils m'envahissent, me provoquent, me submergent quand je voudrais surtout qu'ils fuient, qu'ils soient invisibles. Ils adorent me mettre mal à l'aise.
Parce que j'ai ma pudeur, en plus.
Alors écrire, en faisant fi de ma pudeur, ça me vide complétement. Faire fi de ma pudeur passe par la fiction, par l'abscon, par le "sans le dire tout en le disant"...
Et là, ce soir, c'est ça.
Voilà, je suis vidée.
CC
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