Le lendemain...
La lettre de Guy Môcquet, pour vous dire vrai, me sort par les yeux. Oui, elle est belle, émouvante, tragique...Oui, on s'identifie, on pleure, qu'on soit nous aussi un petit papa, une petite maman, qu'on ait un petit frère adoré ou qu'on ait 17 ans et demi...
Cette lettre a effectivement une portée universelle, on pourrait en faire une analyse littéraire (un peu mince, quand même...) on remarquerait qu'on est sans cesse dans l'émotion, dans le pathos. C'est bien normal, c'est tout à fait estimable, ça ne supporte ni la moquerie, ni le dénigrement...
Malgré tout, je n'en peux plus de cette lettre. Hier, je l'ai bien entendu 15 fois, tant à la radio qu'à la télé, que sur le net.
Et ce soir, on nous propose un téléfilm sur France 2, autour de ce sujet. Je crois qu'on est dans l'overdose et que ça n'a rien de productif. Moi, en tout cas, je zappe...
C'est pourtant un thème qui me tient à coeur : "Résister est un verbe que l'on doit toujours conjuguer au présent" comme disait Lucie Aubrac. Et cette grande résistante nous avait même poussé à résister peu de temps avant de disparaître, contre les lois économiques, contre la réduction de la liberté...Qu'aurait-elle pensé de la loi sur l'ADN ? Qu'aurait-elle dit devant la main mise de Sarkozy sur les médias ? Qu'aurait-elle pensé des expulsions ?
La liste pourrait être longue...
Et nous? Et moi, et vous ? Comment résistons-nous ? Est-ce que nous ne sommes pas des moutons résignés ?
{Refrain:}
Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?
Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent
Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main
Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant
On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?
{au Refrain}
Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp
Cette lettre a effectivement une portée universelle, on pourrait en faire une analyse littéraire (un peu mince, quand même...) on remarquerait qu'on est sans cesse dans l'émotion, dans le pathos. C'est bien normal, c'est tout à fait estimable, ça ne supporte ni la moquerie, ni le dénigrement...
Malgré tout, je n'en peux plus de cette lettre. Hier, je l'ai bien entendu 15 fois, tant à la radio qu'à la télé, que sur le net.
Et ce soir, on nous propose un téléfilm sur France 2, autour de ce sujet. Je crois qu'on est dans l'overdose et que ça n'a rien de productif. Moi, en tout cas, je zappe...
C'est pourtant un thème qui me tient à coeur : "Résister est un verbe que l'on doit toujours conjuguer au présent" comme disait Lucie Aubrac. Et cette grande résistante nous avait même poussé à résister peu de temps avant de disparaître, contre les lois économiques, contre la réduction de la liberté...Qu'aurait-elle pensé de la loi sur l'ADN ? Qu'aurait-elle dit devant la main mise de Sarkozy sur les médias ? Qu'aurait-elle pensé des expulsions ?
La liste pourrait être longue...
Et nous? Et moi, et vous ? Comment résistons-nous ? Est-ce que nous ne sommes pas des moutons résignés ?
{Refrain:}
Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?
Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent
Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir: tendre une main
Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant
On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?
{au Refrain}
Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp
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