Nouvelle (à moi le Goncourt !) Partie 2
Arthur, avait inspiré confiance à Leslie : il était fort et brun, il avait le regard franc et sombre. Il parlait peu, mais chacun de ses mots était pesé avec raison. Il avait une bonne place, dans un cabinet d'avocat, il était promis à un bel avenir.
Elle avait tout juste 18 ans, il fut son grand amour. Elle y a cru de toutes ses forces. Elle était entière, fidèle, romantique.
Il pensait que l'amour, ça s'émousse, ça disparaît lentement et ça se remplace par de bons sentiments, par la tendresse et la compréhension. Il pensait vraiment qu'au bout de quelques années de vie commune, il pourrait la tromper sans crainte. Comme le faisaient tous les hommes de sa condition.
Parce qu'à la trentaine, parce qu'après la naissance de deux enfants charmants, le corps de la dame ne correspondait plus à ce qu'un homme comme lui attendait...
Bien sûr, elle l'avait appris : dans ce milieu bourgeois, dans un petite ville de province, tout se sait toujours. Elle avait souffert en silence, comme il se doit. Elle avait élevé ses enfants, elle avait continué sa vie rangée, d'associations de bienfaisance en club de bridge.
Maintenant, elle était là, mourante, souffrante, sur son lit de mort et il se rappelait de tout ça.
A l'époque, elle lui avait quand même fait quelques remarques. Elle savait. Elle avait été plus triste aussi, moins enjouée...Mais il n'avait que la certitude de la jeunesse, que l'arrogance de l'homme qui prend du plaisir. Le plaisir et c'est tout.
Elle avait tout juste 18 ans, il fut son grand amour. Elle y a cru de toutes ses forces. Elle était entière, fidèle, romantique.
Il pensait que l'amour, ça s'émousse, ça disparaît lentement et ça se remplace par de bons sentiments, par la tendresse et la compréhension. Il pensait vraiment qu'au bout de quelques années de vie commune, il pourrait la tromper sans crainte. Comme le faisaient tous les hommes de sa condition.
Parce qu'à la trentaine, parce qu'après la naissance de deux enfants charmants, le corps de la dame ne correspondait plus à ce qu'un homme comme lui attendait...
Bien sûr, elle l'avait appris : dans ce milieu bourgeois, dans un petite ville de province, tout se sait toujours. Elle avait souffert en silence, comme il se doit. Elle avait élevé ses enfants, elle avait continué sa vie rangée, d'associations de bienfaisance en club de bridge.
Maintenant, elle était là, mourante, souffrante, sur son lit de mort et il se rappelait de tout ça.
A l'époque, elle lui avait quand même fait quelques remarques. Elle savait. Elle avait été plus triste aussi, moins enjouée...Mais il n'avait que la certitude de la jeunesse, que l'arrogance de l'homme qui prend du plaisir. Le plaisir et c'est tout.
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