Pourquoi je ferai grève le 20
Je m'explique, parce qu'il est évident qu'on ne peut pas compter sur les médias traditionnels pour le faire. Comme ce fut déjà le cas l'année dernière, quand on ne parla que des heures de décharge (occasion de dire encore "Putain de fonctionnaires...") alors que les enseignants faisaient grève avant tout contre la bivalence, il faudra accompagner cette grève de multiples e-mails aux rédactions des grands médias pour que le message passe.
Évidemment, on peut déjà imaginer J.P Pernault vociférant : "Comme si les grèves des transports, qui mettent dans la galère tous les usagers qui eux, travaillent, ne suffisaient pas, voilà maintenant les profs qui débrayent. Alors, en plus de faire preuve de débrouillardise pour se rendre au boulot, vous allez devoir faire garder vos enfants."
Et bien pire encore...
Si on fait grève, seulement, ce n'est pas pour rien.
Premièrement, il est besoin de le rappeler : les fonctionnaires ne sont pas payés, les jours de grèves, ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant.
Deuxièmement, nous ne ferons pas grève pour nos salaires, bien qu'ils ne fussent pas mirobolants, si l'on considère qu'on est cadre de niveau A et qu'on a 4 années d'étude post-bac. On peut aussi faire remarquer que notre pouvoir d'achat n'a cessé de baisser depuis 1981.Mais nous sommes bien conscients que nous avons des congés formidables et nous n'avons pas l'audace de demander plus d'argent.
Troisièmement, si nous faisons grève, c'est parce que nous sommes inquiets, et nous avons de bonnes raisons de l'être, pour l'avenir de nos élèves et par conséquent de notre pays. Il est clair que la priorité n'est pas donné à l'éducation : de moins en moins de postes au concours, de plus en plus d'élèves dans les classes. Des conditions de travail de plus en plus mauvaises pour les enseignants, des conditions d'apprentissage de plus en en plus désastreuses pour les enfants.
C'est uniquement par conscience professionnelles que nous ferons grève. Même si dans le fond, le coeur n'y est pas. On n'y croit pas. Ou plus. Les grèves se sont succèdées au cours des années précédentes. Des mouvements très durs pour certains : des semaines de salaires perdues pour des enseignants qui souvent faisaient cours quand même, privilégiant toujours l'avenir des élèves. Et les postes diminuent quand même chaque années alors que les départs en retraite des papy-boomers ne cessent d'augmenter. Il y a de quoi ne plus y croire.
Malgré tout, ce mouvement sera plutôt suivi. Mais ne vous en faites pas, les profs sont incapables de tenir leur langue, vous serez informés et vous pourrez prendre vos dispositions...
CC
Évidemment, on peut déjà imaginer J.P Pernault vociférant : "Comme si les grèves des transports, qui mettent dans la galère tous les usagers qui eux, travaillent, ne suffisaient pas, voilà maintenant les profs qui débrayent. Alors, en plus de faire preuve de débrouillardise pour se rendre au boulot, vous allez devoir faire garder vos enfants."
Et bien pire encore...
Si on fait grève, seulement, ce n'est pas pour rien.
Premièrement, il est besoin de le rappeler : les fonctionnaires ne sont pas payés, les jours de grèves, ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant.
Deuxièmement, nous ne ferons pas grève pour nos salaires, bien qu'ils ne fussent pas mirobolants, si l'on considère qu'on est cadre de niveau A et qu'on a 4 années d'étude post-bac. On peut aussi faire remarquer que notre pouvoir d'achat n'a cessé de baisser depuis 1981.Mais nous sommes bien conscients que nous avons des congés formidables et nous n'avons pas l'audace de demander plus d'argent.
Troisièmement, si nous faisons grève, c'est parce que nous sommes inquiets, et nous avons de bonnes raisons de l'être, pour l'avenir de nos élèves et par conséquent de notre pays. Il est clair que la priorité n'est pas donné à l'éducation : de moins en moins de postes au concours, de plus en plus d'élèves dans les classes. Des conditions de travail de plus en plus mauvaises pour les enseignants, des conditions d'apprentissage de plus en en plus désastreuses pour les enfants.
C'est uniquement par conscience professionnelles que nous ferons grève. Même si dans le fond, le coeur n'y est pas. On n'y croit pas. Ou plus. Les grèves se sont succèdées au cours des années précédentes. Des mouvements très durs pour certains : des semaines de salaires perdues pour des enseignants qui souvent faisaient cours quand même, privilégiant toujours l'avenir des élèves. Et les postes diminuent quand même chaque années alors que les départs en retraite des papy-boomers ne cessent d'augmenter. Il y a de quoi ne plus y croire.
Malgré tout, ce mouvement sera plutôt suivi. Mais ne vous en faites pas, les profs sont incapables de tenir leur langue, vous serez informés et vous pourrez prendre vos dispositions...
CC
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