Nouvelle - Partie 4
Sa vie était en friche.
« Je ne suis rien. Je ne vis rien. Je ne fais que féliciter mes collègues enceintes, qu’offrir des grenouillères débiles à des bébés immondes que leurs mères trouvent les plus beaux du monde. Je m’en fous. Je ne veux pas de mioches ; d’ailleurs, je hais les gamins. Sans compter qu’il faudrait trouver le père. Je suis moche, je suis grosse, je suis une inadaptée sociale. »
Pas brillant, son journal intime de l’époque. Carrément désespéré.
En fait, elle était le genre de femme dominatrice, un peu masculine et toujours pince sans rire qui donne des ordres et qui ne laisse filtrer qu’un immense mystère sur sa vie. Une grande froideur, une élégance irréprochable mais aussi une raideur qui effrayait les hommes.
Ou alors qui les fascinait…
CC