Le monde va mal : on dégraisse...
"Le monde va mal"
On nous le dit, on nous le répète. Nicolas Sarkozy lui-même nous le fait à toutes les sauces : la crise est sans précédent, dans sa violence et sa soudaineté.
On va mal. On va mal.
Plus on le répète, plus on va mal.
Moi, par exemple, j'ai une crise sévère de mon pouvoir d'achat. Quand je fais les courses, j'achète moins et je ruse : je brocante, je fais les foires aux livres, les bourses aux vêtements.
Je me prends pour une pauvre. Plus on me le répète, plus j'y crois. J'ai toujours autant sur mon compte, pourtant.
Tenez, c'est un peu comme le marchand pessimiste. Admettons qu'il vende des frites et que sa femme fasse un régime. Sa femme lui répète que les frites, c'est mauvais, c'est plein de graisse poly insaturées, qu'en plus, ce sont d'horribles féculents anti diététiques au possible. Du matin au soir, il voit sa femme faire la gueule, devant son bol de thé vert qui sent le poisson, en lui répétant des horreurs sur ses frites.
Le marchand, forcément, il déprime. Il se dit que la frite, ben...Ce n'est pas la frite. Il se dit que les temps ont changé, que les gens n'aiment plus que la salade verte sans sauce.
Alors, en faisant ses stocks, il révise ses prévisions à la baisse. Il commande beaucoup moins de patates et réduit de moitié ses achats d'huile.
En même temps, il fait grise mine, devant les clients. C'est presque s'il ne leur dit pas que les frites, c'est mauvais pour la santé. Alors forcément, ses ventes baissent. Et même si l'opportunité se présente pour vendre beaucoup de frites, un congrès sur le film Les Ch'tits dans sa ville, par exemple, eh bien, il ne peut pas vendre plus de frites qu'il n'en a fabriquées.
Voilà. Et le pire, c'est que comme il gagne moins, forcément, il n'achète pas non plus de nouvelle voiture.
Mais ça tombe bien puisque les fabricants de voitures étaient eux aussi pessimistes : ils avaient fabriqué moins de voitures...Et surtout, ils avaient bien dégraissé...Une idée pour les frites aussi...
CC
On nous le dit, on nous le répète. Nicolas Sarkozy lui-même nous le fait à toutes les sauces : la crise est sans précédent, dans sa violence et sa soudaineté.
On va mal. On va mal.
Plus on le répète, plus on va mal.
Moi, par exemple, j'ai une crise sévère de mon pouvoir d'achat. Quand je fais les courses, j'achète moins et je ruse : je brocante, je fais les foires aux livres, les bourses aux vêtements.
Je me prends pour une pauvre. Plus on me le répète, plus j'y crois. J'ai toujours autant sur mon compte, pourtant.
Tenez, c'est un peu comme le marchand pessimiste. Admettons qu'il vende des frites et que sa femme fasse un régime. Sa femme lui répète que les frites, c'est mauvais, c'est plein de graisse poly insaturées, qu'en plus, ce sont d'horribles féculents anti diététiques au possible. Du matin au soir, il voit sa femme faire la gueule, devant son bol de thé vert qui sent le poisson, en lui répétant des horreurs sur ses frites.
Le marchand, forcément, il déprime. Il se dit que la frite, ben...Ce n'est pas la frite. Il se dit que les temps ont changé, que les gens n'aiment plus que la salade verte sans sauce.
Alors, en faisant ses stocks, il révise ses prévisions à la baisse. Il commande beaucoup moins de patates et réduit de moitié ses achats d'huile.
En même temps, il fait grise mine, devant les clients. C'est presque s'il ne leur dit pas que les frites, c'est mauvais pour la santé. Alors forcément, ses ventes baissent. Et même si l'opportunité se présente pour vendre beaucoup de frites, un congrès sur le film Les Ch'tits dans sa ville, par exemple, eh bien, il ne peut pas vendre plus de frites qu'il n'en a fabriquées.
Voilà. Et le pire, c'est que comme il gagne moins, forcément, il n'achète pas non plus de nouvelle voiture.
Mais ça tombe bien puisque les fabricants de voitures étaient eux aussi pessimistes : ils avaient fabriqué moins de voitures...Et surtout, ils avaient bien dégraissé...Une idée pour les frites aussi...
CC
Publicité