L'Histoire, c'est dépassé
11 novembre.
Il y a un an ou deux, je demandais aux élèves d'une classe de 4ème s'ils savaient pourquoi nous ne venions pas à l'école le 11 novembre. Après quelques hésitations, bouches bées et regards vides, une élève, pas forcément mauvaise déclara : "Ben, c'est pour les avions qui se sont écrasés dans les tours de New York...le 11 septembre..." Elle fronça les sourcils et ajouta : "Tiens, c'est bizarre quand même de faire ça deux mois après...Non ?"
L'anecdote vaut ce qu'elle vaut, mais j'entendais ce matin que 46% des Français ne connaissaient pas la raison de la commémoration du 11 novembre.
On peut discuter longtemps sur le fait de garder ou non ces commémorations...ou ces jours fériés (travaillés, pour beaucoup de commerçants, d'ailleurs...). Mais c'est avant tout de mémoire collective et de culture générale, qu'il s'agit.
Croyez-moi : ça ne va pas s'arranger. On ne fait rien pour, d'ailleurs.
Le débat autour des commémorations, aujourd'hui révèle une fois de plus que le gouvernement veut avoir un contrôle sur l'histoire. On va dire que je suis naïve, que tous les présidents ou tous les gouvernements essayent d'orienter l'histoire selon une idéologie. Que les choix effectués par Sarkozy ne valent pas mieux que ceux fait par Mitterrand ou Chirac.
J'en suis d'accord.
Cependant, depuis longtemps, les programmes d'histoire, à l'école, sont discutés et construits par des experts, des historiens, faisant leur travail avec indépendance et scientifiquement et le présentant au ministère.
Récemment, Monsieur Darcos a proposé de discuter ces programmes au Parlement. Bref, de faire de ces programmes, un choix politique. On voit tout de suite ce que cela a d'inquiétant.
On peut se dire que parler de Guy Môquet et d'en faire un héros national sans évoquer le fait qu'il était communiste, c'est un peu la même chose.
On peut se dire que faire de l'histoire géo une vague option au lycée, cela va dans le même sens.
On cite souvent ce proverbe africain qui suggère que quand on ne sait pas d'où l'on vient, on ne sait pas où l'on va.
Où va-t-on ?
CC
Il y a un an ou deux, je demandais aux élèves d'une classe de 4ème s'ils savaient pourquoi nous ne venions pas à l'école le 11 novembre. Après quelques hésitations, bouches bées et regards vides, une élève, pas forcément mauvaise déclara : "Ben, c'est pour les avions qui se sont écrasés dans les tours de New York...le 11 septembre..." Elle fronça les sourcils et ajouta : "Tiens, c'est bizarre quand même de faire ça deux mois après...Non ?"
L'anecdote vaut ce qu'elle vaut, mais j'entendais ce matin que 46% des Français ne connaissaient pas la raison de la commémoration du 11 novembre.
On peut discuter longtemps sur le fait de garder ou non ces commémorations...ou ces jours fériés (travaillés, pour beaucoup de commerçants, d'ailleurs...). Mais c'est avant tout de mémoire collective et de culture générale, qu'il s'agit.
Croyez-moi : ça ne va pas s'arranger. On ne fait rien pour, d'ailleurs.
Le débat autour des commémorations, aujourd'hui révèle une fois de plus que le gouvernement veut avoir un contrôle sur l'histoire. On va dire que je suis naïve, que tous les présidents ou tous les gouvernements essayent d'orienter l'histoire selon une idéologie. Que les choix effectués par Sarkozy ne valent pas mieux que ceux fait par Mitterrand ou Chirac.
J'en suis d'accord.
Cependant, depuis longtemps, les programmes d'histoire, à l'école, sont discutés et construits par des experts, des historiens, faisant leur travail avec indépendance et scientifiquement et le présentant au ministère.
Récemment, Monsieur Darcos a proposé de discuter ces programmes au Parlement. Bref, de faire de ces programmes, un choix politique. On voit tout de suite ce que cela a d'inquiétant.
On peut se dire que parler de Guy Môquet et d'en faire un héros national sans évoquer le fait qu'il était communiste, c'est un peu la même chose.
On peut se dire que faire de l'histoire géo une vague option au lycée, cela va dans le même sens.
On cite souvent ce proverbe africain qui suggère que quand on ne sait pas d'où l'on vient, on ne sait pas où l'on va.
Où va-t-on ?
CC
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