Laid lait...

Publié le par CC

En ces temps de crise, s'il y en a qui boivent du petit lait, ce ne sont pas les consommateurs.

Le prix des produits lactés, une des bases de notre alimentation quotidienne, n'a cessé d'augmenter, ces derniers mois.

Que les yaourts soient emballés dans des conditionnements plus petits pour nous faire croire qu'ils sont moins chers, voilà un piège qui ne prend plus...


 Ce prix a été possible grâce à un emballage allégé, à l'absence de promotion, d’après l’article d’ « emballage digest »* et avec tout le savoir faire de Danone pour satisfaire son client.

Maintenant remarquons que le poids global des 6 yaourts est de 690 grammes. Au final le prix au kilo de ces yaourts "moins chers" est de 1,45€ pour des pots de 115g chacun.

Maintenant, prenons le prix d’un pack de 16 yaourts Danone en emballage classique : 1,26€ le kg pour des pots de 125g chacun.
Alors doit-on comprendre que tous les efforts de réduction d’emballage et de réduction de poids, l'absence de promotion, n’ont qu’un seul intérêt : les marges de fournisseurs et distributeurs ?

Quelle est donc le gain et l’intérêt pour le consommateur dans ce système ?


  (Source)

Si le consommateur y perd, peut-on se consoler en se disant que le paysan y gagne ? Lui qui se lève tôt, qui trime toute l'année, dimanche et fêtes dans nos belles campagnes de France...

Eh bien non ! ça vous étonne ?

Et c'est même avec stupeur que nous apprenons qu'un accord baissant considérablement le prix du lait à l'achat chez le producteur avait été mis en place entre producteurs et industriels.

Ce qui est étrange, c'est que tout le monde semble se réjouir. Le consommateur ne gagne rien, le paysan non plus, les intermédiaires s'en mettent plein les poches et tout le monde est ravi. Nous vivons dans un monde merveilleux.

Moi qui suis fille et soeur de paysans bio et innovants, je ne peux que clamer au monde paysan de se prendre en main. Il existe déjà beaucoup d'initiatives locales, dans lesquelles les paysans valorisent et vendent eux-même leurs produits. Il faut aller dans ce sens. Maîtriser le plus possible la chaîne depuis la production jusqu'à la vente. Refuser de passer par ces intermédiaires qui se moquent du producteur comme du consomateur.

Vendez chez vous, ou sur les marchés, votre bon lait frais. Transformez-le en fromage, en yaourts vous même. Le ne bradez plus aux industriels qui n'en font que des produits fades et asseptisés...

C'est votre salut...et celui du consommateur...

CC
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B
Quelques infos complémentaires… Je travaille actuellement sur un dossier sur le lait, et je souhaiterais apporter quelques corrections à votre commentaire.<br />  <br /> Tout d’abord, si les prix des produits laitiers ont fortement augmenté ces derniers temps, c’est à cause de la hausse du prix payé aux producteurs (+ 18 % en 2007). Les prix des produits à la consommation n’ont en moyenne augmenté « que » de 8 % sur la même période. Donc contrairement à ce que vous laissez entendre, les industriels ne se sont pas vraiment enrichis.<br />  <br /> La baisse programmée du prix du lait est une mesure permettant de résorber la bulle qui  s’est formée sur les cours. Les prix à la consommation ne vont peut-être pas baisser tout de suite, car les industriels vont essayer d’en profiter pour améliorer leurs marges, mais les distributeurs (supermarchés) tireront rapidement les prix vers le bas.<br />  <br /> Finalement personne n’a rien gagné, comme vous le stipulez, car le prix du lait a augmenté à cause de la hausse des coûts de production (flambée du cours des matières premières, donc hausse des charges pour les agriculteurs), les industriels et les distributeurs ont dû rogner sur leurs marges (et pour suivre les chiffres de quelques gros de secteur comme Lactel et Candia, je peux vous assurer que côté rentabilité ils ne valent pas grand chose), et les consommateurs payent plus cher leurs produits laitiers.<br />  <br /> Enfin, concernant les coopératives, il faut savoir qu’elles détiennent déjà une grosse partie du marché. Candia et Yoplait par exemple appartiennent à une coopérative (Sodiaal).
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C
Bonsoir,@Pazmany, je n'ai pas d'avis sur la question. La question de l'absention aux élections prud'hommales est importante. Mais finalement, je crois que c'est la notion de bien commun et de solidarité qui est remise en cause. L'absentention aux élections politiques est très forte aussi. On est dans une société du chacun pour soi, c'est tout...@Popette : oui, j'ai vu aussi ce reportage...Beurk...Mon père et mon frère font des colis de viande à la ferme et c'est un délice...Bio et tout...J'ai du mal à manger de la viande venant d'ailleurs...@Cib : c'est tout à fait le genre de schéma auquel je pense. Il faut que les agriculteurs s'organisent pour se passer d'intermédiaires...;)CC
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C
bonjour, les coopératives sont aussi une très bonne solution. Je connais des agriculteurs et éleveurs bio qui se sont réunis en coop (pas plus de sept). Ils ont ouvert un magasin et un resto et chacun son tour les font tourner. C'est vraiment une super idée à reprendre.
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P
t'as raison , il faudrait pouvoir se passer des intermediaires ... En plus l'autre jour j ai vu un doc sur le re emballage des barquettes de viande dans les hypermarchés , ça fait froid dans le dos !
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P
Je me permets de laisser un lien sur votre blog pour connaître votre avis sur la nécessité ou non de revenir sur la charte d'amiens après les élections prud'homales de jeudihttp://www.jeune-garde87.org/2008/12/05/faut-il-revenir-sur-la-charte-damiens/
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