Du cul et de mon métier
Pour ce qui est de parler de mon métier, je ne le fais et ne le ferai ici que de manière extrêmement générale, sans jamais citer de nom ou de situation précise, en décalant dans le temps les événements, en les dramatisant, au sens littéraire, bien sûr. Je n'ai jamais cité de lieu précis et je n’en citerai pas…Question de protection de ma vie privée, mais aussi du droit de réserve qui caractérise ma profession... Mais, j'écris toujours, je donne toujours mon point de vue sur mon métier parce que je crois encore un peu à la liberté d'expression. Et je crois que ça peut intéresser quelques personnes. Ce métier a besoin d'une profonde reconfiguration, il est en mouvement, c'est un métier qu'on se doit de défendre aussi...Et je ne vois pas pourquoi je serais censurée (ou que je me censurerais) puisque des tas de livres, de témoignages de toutes sortes paraissent en permanence sur le sujet...(Voir La Fabrique du crétin et autres pamphlets de la même eau qui ne sont pas censurés et qui ne font pas vraiment dans la finesse et la mesure...)
Il serait très attentif, le lecteur capable de me situer ailleurs que dans un vaste grand est de la France...et ça fait quand même pas mal d'établissements et de profs de français. Lesbienne ou pas. Parce que je ne suis pas la seule prof de français lesbienne travaillant dans un vague grand est (à situer entre Grenoble et Lille, on va dire, hein...)
Pour ma vie privée, c'est un peu pareil : je ne dis rien ou pas grand chose qui ne passe par le filtre de l'écriture, du raconter, du littéraire. Je ne dis que ce que je veux dire. Et vous ne lisez que ce que vous voulez y lire. Il serait bien malin, le lecteur capable de me dire avec qui, dans quelle position et combien de fois par semaine je pratique l'acte d'amour conjugal...Maintenant, bien sûr, on n'est pas à l'abri des pervers et des tatillons...
Enfin, mon regard n'est qu'un regard et n'a pas la prétention d'être autre chose : je donne un point de vue, une image mouvante, ma perception. Même pas une expérience. Juste les réflexions que je peux tirer de mon expérience. Et encore avec le recul et le filtre des mots et des sous-entendus que je ne fais que pour moi.
Si j'écris, c'est pour moi. D'ailleurs, j'ai pris le temps de le faire, mais c'est parce que ça me tient à coeur : j'ai sauvegardé les trois années de mon blog, en entier. C'est ma mémoire.
Voilà.
CC
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